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    <title><![CDATA[L'écharpe d'Iris]]></title>
    <link>http://www.echarpe-d-iris.com/</link>
    <description>L'écharpe d'Iris est la galerie en ligne du  &quot;Centre Iris de Formation à la Créativité&quot;.
Vous y trouverez trace des réalisations conçues lors des séminaires de formation à la créativité 
- créations plastiques ou littéraires
- débats d'idées sur la créativité
- inspirations créatives.
- témoignages de participants. N'hésitez pas à nourrir cet espace de vos propres commentaires, réflexions, témoignages, idées, afin de contribuer ensemble à l'émergence d' une intelligence collective sur le ch</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[L'écharpe d'Iris]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 15:23:20 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 13 Mar 2010 15:23:20 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010, Isabelle Jacob</copyright>            <category>Pro</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[L'humour dans les dynamiques créatives]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-l-humour-dans-les-dynamiques-creatives-46487602.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  <br>
  <div style="text-align: right;">
    <b><em>" Sans humour, le cerveau n'est qu'une matière toute grise "<br>
    entendu sur France Inter<br></em></b>
  </div><br>
  Imaginons un groupe de créativité au sein duquel un facilitateur se prend au sérieux, énonce d'un ton docte des règles du jeu du fonctionnement créatif - la suspension du jugement, les deux temps
  de divergence/convergence, … - puis met le groupe en production d'idées …<br>
  Deux scenaris possibles à mon avis:<br>
  soit le groupe se soumet à ce climat emprunt de sérieux, et est amené donc à produire des idées «&nbsp;sérieuses&nbsp;»: ce qui veut bien dire que le jugement n'est pas suspendu : le mode de
  production d'idées riquera d'être immédiatement «&nbsp;dans le cadre&nbsp;» , efficaces , «&nbsp;poliquement correctes. Ici point de place pour le flou, pour l'ébauche d'idées encore imparfaites.
  Aucune prise de risques, personne n'&nbsp;«&nbsp;osera&nbsp;» le moindre «&nbsp;détour&nbsp;» créatif.<br>
  soit le groupe, saisissant le message totalement paradoxal du facilitateur, aura envie de déclencher une bascule chez ce facilitateur quelque peu coincé, et le groupe va alors s'y donner à cœur
  joie à ne produire que des idées provocatrices, par une émulation réciproque, au risque de ne faire que se purger sans jamais avoir une production quelque peu exploitable.<br>
  <br>
  <div style="text-align: right;">
    <b><em>"La distinction la plus trompeuse est celle qui oppose<br>
    le travail et le jeu."<br>
    Germaine Greer<br></em></b>
  </div><br>
  <br>
  A la seule vision de ce scénario cauchemar, force est de constater qu'au cœur même du processus de facilitation d'un groupe de créativité, la posture de l'animateur se devra d'inclure l'humour. Le
  facilitateur en créativité se doit de proposer et d'incarner une séance de «&nbsp;travamusement&nbsp;» : travailler en s'amusant .<br>
  En quoi cette posture est-elle libératrice de créativité? Et quels moyens le facilitateur a-t-il à sa disposition?<br>
  Tout d'abord, l'humour va permettre aux participants d'accéder à leur énergie ludique. Car le du processus créatif est un processus de jeu: jouer avec ses représentations, jouer avec les sens
  différents, jouer avec les imaginaires, des futurs non encore existants, se mettre donc dans cet état d'esprit de l'&nbsp;«&nbsp;enfance&nbsp;» où tout est possible, rien n'est interditt, tout est
  combinable, décadrable, réutilisable, …<br>
  L'humour va également déclencher rire et plaisir, et par cela même ( voir article sur les effets physiologiques du rire&nbsp;), des endorphines propres à mettre les participants dans un état d'<br>
  expansion de conscience propice à une production débridée, à un imaginaire foisonnant, aux ressources de son inconscient car activant des circuits neurologiques non accessibles habituellement.<br>
  L'humour va&nbsp; avoir également une portée pédagogique puissante: à l'instar de l'adage «&nbsp; un beau dessin vaut mieux qu'un long discours&nbsp;» , l'humour&nbsp; peut libérer des prises de
  conscience déflagratrices .<br>
  Enfin l'humour est au cœur même de l'expérience créative: permettant une prise de recul par rapport à une situation difficile ( cf l'humour juif), le décadrage ( Boris Vian, Picasso, Raymond Devos,
  le récup'art, …) , l'aide à l'apprentissage ( le conte ou la parabole), la prise de conscience ( par la caricature) .<br>
  <b><em><br></em></b>
  <div style="text-align: right;">
    <b><em>"Les gens qui ne rient jamais</em></b><br>
    <b><em>ne sont pas des gens sérieux."</em></b><br>
    <b><em>Frédéric Chopin</em></b>
  </div><br>
  Aussi étayer sa formation ou son intervention de supports permettant cette distance par l'humour:<br>
  des petites histoires illustratives, des contes ou des paraboles ( j'aime particulièrement les «&nbsp;brèves de comptoir&nbsp;» de JM Gouriot ou les contes soufis hautement métaphoriques)<br>
  des extraits de film<br>
  des powerpoint humoristiques<br>
  des situations caricaturées, dessins illustratifs, bandes dessinées, ...<br>
  des jeux et des situations dans lesquelles les participants seront invités à l'humour<br>
  et bien sur une congruence dans la posture même de l'animateur .<br>
  <br>
  <br>
  Je ne peux que conseiller à tout animateur de créativité à développer sa capacité à prendre les choses avec humour en ayant, par delà son professionnalisme de facilitateur, des activités telles que
  : ateliers d'écriture, collage, clown, conte, ….. lui permettant d'incarner la posture créative de «&nbsp;suspendre son jugement&nbsp;».<br>
  Attention toutefois: l'humour se devra d'avoir une portée pédagogique ou adaptée au thème ou au groupe : rien de pire que de «&nbsp;séduire&nbsp;» un groupe avec une blague quelque peu
  «&nbsp;lourde&nbsp;»&nbsp; au relents souvent racistes ou sexistes!<br>
  <br>
  <b>Isabelle Jacob</b><br>]]></description>
        <pubDate>Thu, 11 Mar 2010 14:08:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-l-humour-dans-les-dynamiques-creatives-46487602.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-l-humour-dans-les-dynamiques-creatives-46487602-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[les voeux d'Iris - une année d'hédonisme créatif]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-les-voeux-d-iris-une-annee-d-hedonisme-creatif-42928451.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">L 'année 2009 a été marquée par une prise de conscience que « rien de va plus », alimentée&nbsp; par de drôles de phénomènes: crises de gouvernance, remises en
  question du tout libéral et du tout financier , développement de symptômes graves de souffrance au travail, avec ses phénomènes de « burn out », de Troubles musculo-squelettiques, de dépression
  nerveuse, voire de suicide, tout ceci sur fond d'interrogations sur les équilibres écologiques à Moyen terme, le moyen terme se rapprochantt de jour en jour , de délocalisations quelque peu
  abusives, de privatisations aux effets pervers,&nbsp; d'opérations de fusionsacquisitions, de crise boursière, de violences urbaines, ou de violences rurales, de licenciements encore et encore, de
  doutes sérieux sur le bien fondé scientifique des campagnes de vaccination&nbsp; anti-grippe, ...et de constant que l'équilibre Nord-Sud n'est décidément pas prêt de se faire.<br>
  Et chacun de se réinterroger sur les nouvelles priorités à mettre en œuvre tant dans son quotidien de consommateur, de citoyen ou de travailleur .<br>
  <br>
  Aussi je ne peux que nous souhaiter que 2010 soit un tournant vers une conception « hédoniste » de notre rapport à la plupart de nos actions, et de mobiliser notre créativité personnelle et nos
  créativités collectives pour modifier nos modes de travail, d'organisation, de leadership , d'innovation autour de valeurs « éthiques » .<br>
  Il y a tout à inventer, à réinventer!!!<br>
  <br>
  <b>Définition de la philosophie hédoniste :(selon Wikipédia)</b><br>
  « Les penseurs hédonistes ont orienté leur vie en fonction de leurs dispositions propres, mais on retrouve des thèmes communs : l'amitié (thème cher à Épicure), la tendresse, la sexualité libre,
  les plaisirs de la table, la conversation, une vie constituée dans la recherche constante des plaisirs (cf. Le Gorgias de Platon), un corps en bonne santé. On peut aussi trouver la noblesse d'âme,
  le savoir et les sciences en général, la lecture, la pratique des arts et des exercices physiques, le bien social...<br>
  Dans le même temps, les douleurs et les déplaisirs à éviter sont les relations conflictuelles et la proximité des personnes sans capacités contractuelles (sans paroles), le rabaissement et
  l'humiliation, la soumission à un ordre imposé, la violence, les privations et les frustrations justifiées par des fables, etc.<br>
  <br>
  Ainsi, il n'y a pas d'hédonisme sans discipline personnelle, sans ascèse, sans connaissance de soi, du monde et des autres. Les fondations directes d'une philosophie hédoniste sont la curiosité et
  le goût pour l'existence d'une part, et d'autre part l'autonomie de pensée (et non la croyance), le savoir et l'expérience du réel (au lieu de la foi)».<br>
  <b><br></b></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Que voilà un beau programme!</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Remettre l'Eros au centre de nos vies!</b></span><br>
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Devenir poète de nos vies, de nos relations, de notre savoir !</b></span>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br>
  Une philosophie de la vie redonnant donc le pouvoir à l'Eros, une des 5 divinités primordiales de l'antiquité, celui qui « dompte l'intelligence et la sagesse ». « Éros est à l'origine de la
  création. Il nait de l'œuf cosmique issu de l'union de l'Éther et du Chaos. À la fois mâle et femelle, il a de nombreuses têtes d'animaux. ... Pour Phèdre, Éros est une divinité primordiale, «
  celui qui fait le plus de bien aux hommes », « il inspire de l'audace », « est le plus ancien, le plus auguste, et le plus capable de rendre l’homme vertueux et heureux durant sa vie et après sa
  mort . ..Agathon le présente comme le plus beau et le plus jeune des Dieux, n'en déplaise à Hésiode et Parménide. C'est un Dieu délicat qui « marche et se repose sur les choses les plus tendres »
  et « s'éloigne des cœurs durs ». Il est formé d'une essence subtile – c'est la grâce qui le distingue –, ne peut recevoir aucune offense, est de la plus grande tempérance. C'est le plus fort des
  Dieux, plus fort qu'Arès même. Il est très habile car il rend poète celui qui est inspiré de lui... Pour Socrate, Éros est amour de quelque chose : c'est l'amour de la beauté.»&nbsp; ( source
  Wikipédia)...<br>
  <br></span>
  <div style="text-align: center;">
    <b><span style="font-size: 10pt;">Faire plaisir et se faire plaisir .</span><br>
    <br>
    <span style="font-size: 10pt;">Programme égoïste?</span></b><br>
    <br>
  </div><span style="font-size: 10pt;">Oh que non! Programme révolutionnaire ! Car désirer cela c'est réorienter toute notre énergie de créativité vers cela, faire en sorte que cela soit possible ,
  franchir les obstacles, les croyances, les valeurs « anti-vie » qui nous entourent et dont tant se font les porte-paroles , voire les porte- drapeaux.<br>
  D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que « La pensée hédoniste a été fermement combattue par les régimes autoritaires (qu'ils soient religieux, philosophiques ou politiques). » ( source Wikipédia).
  Ou que cette philosophie a été caricaturée, dévalorisée, ridiculisée en l'accusant de maux de dépravation ou d'individualiste&nbsp; ou en la cantonnant à une acception purement « génitale ».<br>
  D'après Michel Onfray, l'hédonisme se résume par cette maxime de Chamfort : « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà, je crois, toute la morale ».( source
  Wikipédia)<br>
  <br>
  Car imaginons les conséquences sociétales de ce principe philosophique:<br></span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>plaisir et alimentation:</b></em> privilégier le goût, l'apprentissage du goût : réhabiliter les fruits et légumes frais, et de saison, avec
  des circuits&nbsp; de distribution courts, réhabiliter les herbes aliments, nourrir&nbsp; correctement les animaux gambadant allègrement, prendre le temps de faire à manger, …</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>plaisir et habitat</b></em>: lutter contre les dérives de l'anonymat ,&nbsp; permettre à chacun d'avoir un minimum d'espace pour vivre,
  inventer de nouvelles formes de partage de l'espace pour recréer une mixité interclasses, inter-générationnelle, interculturelle,&nbsp; et créer les conditions pour que les habitants créent du lien
  entre eux, et puissent travailler et habiter dans des espaces proches (lutter contre les cités dortoir), redonner sa place aux piétons, aux places de marché, aux fêtes partagées, …</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>plaisir et travail:</b></em> réenchanter le travail avec un rêve, une vision partagée, s'appuyer sur les désirs, les rêves, les talents et
  les ressources de chaque collaborateur – au sens premier du terme co-élaborateur</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>plaisir et vie politique</b></em> ( « science des affaires de la cité ») : réenchanter la politique par une approche participative, des
  comités citoyens, une écoute des désirs, des projets communautaires,&nbsp;&nbsp;</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>plaisir et sciences :</b></em> consacrer des budgets de recherche à la résolution de grands fléaux mondiaux tels que l'accès à l'eau, lutte
  contre la faim, énergies propres, désertification, exodes économiques ou climatiques, pandémies ( paludisme, sida, …) … valoriser les grandes découvertes renforçant les lois du vivant , ( et non la
  science au profit de la guerre, de la compétition, de l'appropriation et l'industrialisation du vivant, ..) - Réenchanter la recherche&nbsp; par une approche éthique</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>p</b><b>laisir et économie:</b></em> modifier les critères qualitatifs de mesure de nos performances économiques en mettant en avant des
  critères de bien être global – revaloriser les métiers créateur de valeur ajoutée humaine: soignants, éducateurs, chercheurs, services publics. .. toutes celles et ceux qui créent du savoir, du
  lien, du soin&nbsp;</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>plaisir et éducation:</b></em> une éducation générant passion et motivation à apprendre,&nbsp; permettant une réelle expression des talents
  de chacun, basée aussi bien sur le savoir que sur la vie en groupe, la connaissance de soi, des autres et du monde, autonomie de pensée, curiosité. Une éducation où l'on apprend dans le plaisir,
  par le jeu, par l'implication, par l'expérience du réel. Une éducation où l'on parle davantage des merveiles du vivant, des grands penseurs , des grandes civilisations, des grands découvreurs que
  des guerres . Une éducation « aspirationnelle » , qui donne le goût pour l'existence, qui donne envie de vivre, de créer,&nbsp; s'exprimer, de s'impliquer, ...</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>&nbsp;plaisir et relations familiales et amicales :</b></em> nos vies professionnelles se nourrissent de notre vie professionnelle et
  vice-versa ) arrêter donc de les opposer , de les cliver – développer des modes d'organisation du travail plus souples, prenant en compte l'importance d'une épanouissement affectif de chacun, le
  temps de se ressourcer,...</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em><b>plaisir et créativité:</b></em> c'est bien le propre de l'humain de disposer de plusieurs langages d'expression et de pouvoir « créer sa vie
  » et « résoudre en permanence des problèmes » pour s'adapter . Remettre au centre ce pouvoir de créativité en ne le cantonnant pas aux artistes et faisant de nous des « consommateurs » d'art et de
  culture , mais en nous redonnant notre pouvoir de créer nous-même nos dispositifs artistiques et culturels. Mettre systématiquement en place des modalités d'intelligence et de créativité
  collective, afin que chacun s'approprie les changements, les innovations,... et se responsabilise dans la résolution des problèmes rencontrés en cours de route.</span><br>
  <span style="font-size: 10pt;"><br>
  <br>
  <b>Ceci veut bien dire de modifier nos priorités:</b><br>
  Arrêter de vivre de façon schizophrénique, une vie où plaisir et travail sont opposés, où vie privée et vie professionnelle deviennent incompatibles.<br>
  Arrêter de mobiliser notre créativité pour des innovations sans valeur ajoutée systémique , sans sens, qui ne servent qu'à une course en avant , sans vision à long terme<br>
  Arrêter d'opposer la logique humaine à la logique économique<br>
  Arrêter la recherche d'efficience en manageant au « chantage », par la peur et par le stress paralysants, toxiques voire pervers.<br>
  Arrêter la mise sous compétitionon au profit de modes de collaboration coopératifs, avec une volonté d'obtenir un haut niveau de satisfaction tant interne qu'externe<br>
  Arrêter de courir pour prendre le temps de la réflexion, de la prise de recul<br>
  Arrêter de ne considérer nos organisations que comme des machines à produire , dont les humains ne sont que des rouages, mais les construire sur des rêves et des visions riches de sens,&nbsp;
  créant pour chaque collaborateur les conditions d'une fierté d'appartenance et mobilisant la motivation et la créativité de chaque collaborateur.<br>
  <br></span>
  <div style="text-align: center;">
    <span style="font-size: 10pt;"><b>Je suis un acteur de ce changement</b></span>
  </div><span style="font-size: 10pt;"><br>
  Comme je ne peux attendre que les autres fassent le boulot, comment chacun d'entre nous peut-il se responsabiliser pour mettre dans sa vie cette composante du plaisir? Pour mettre de la vie dans sa
  propre vie ?<br>
  <br>
  E<em><b>n tant que membre d'une entité familiale:</b></em><br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; prendre plaisir à écouter ses enfants, à jouer avec eux, à apprendre avec eux, à créer avec eux<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; prendre plaisir à tirer de l'expérience de vie des anciens des enseignements pour notre vie d'aujourd'hui, les faire témoigner, assurer le partage de l'expérience auprès des
  jeunes générations<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; toucher, caresser , les êtres que l'on aime, être à leur écoute, les valoriser , leur dire qu'on les aime<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; créer des évènements, rencontres, partages, diners, fêtes,... permettant de rire, de se raconter,<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; avoir des temps informels , « gratuits », pour prendre le temps de manger en bonne compagnie dans des conversations et des échanges riches, des voyages<br>
  <br>
  <em><b>En tant que membre d'une équipe de travail</b></em><br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; encourager la formation permanente, les échanges de pratique,<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; développer un leadership éthique, et congruent, s'appuyant sur les passions, les talents et ressources&nbsp; et les rêves de ses collaborateurs et de ses clients, et préservant
  un équilibre systémique et écologique<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; créer un climat au sein de nos équipes fait de relations authentiques, avec des relations managériales respectueuses, valorisantes.<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; mettre en place ou proposer des rituels forts: rituels de régulation de la vie affective de l'équipe, rituels de valorisation des travaux entreprise collectivement<br>
  <br>
  <em><b>En tant que citoyen</b></em><br>
  Lire, s'informer, être curieux de son environnement , des faits sociologiques et environnementaux<br>
  Se responsabiliser dans un projet collectif quel qu'il soit : être soi-même acteur avec d'autres de projets citoyens créant du lien, de la beauté, du soin, de la solidarité,...<br>
  <br>
  <br>
  <em><b>En tant qu'éducateur ou enseignant</b></em><br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; focaliser sur le « donner soif d'apprendre » plus que sur le contenu<br>
  mettre les élèves ou apprenants dans des dynamiques de projets<br>
  favoriser les dynamiques de coopération plutôt que de compétition<br>
  éviter le dépersonnaliser l'enseignement , d'objétiser nos élèves et apprenants et garder une posture ouverte , encourageante, valorisante , mettant en exergue les talents et ressources sur
  lesquels s'appuyer et renforçant l'estime de soi.<br>
  se mettre soi-même en état de créativité permanente, se mettre constamment « en danger » pour sortir de la routine, avoir un enseignement « vivant »,&nbsp; et en mesure de transmettre sa propre
  passion, son « état de grâce » , son « feu sacré »<br>
  <em><b><br>
  En tant qu'acteur de changement leader, manager</b></em><br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; développer des innovations soucieuses du bien social et créatrices de valeur et de plaisir partagé<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; améliorer les processus de travail , de production aussi bien que les « produits » ou services avec un souci qualitatif&nbsp; répondant&nbsp; tant à&nbsp; la satisfaction des
  client, des fournisseurs que de ses collaborateurs<br>
  &nbsp;&nbsp;&nbsp; prendre le temps d' une pratique sportive régulière et d'une pratique des arts ou pratiques méditatives , afin de prendre du recul, solliciter son imaginaire, se mettre en
  danger, se mettre en état de créativité, se connaître soi-même&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
  <br>
  Privilégier des choix professionnels dans lesquels le goût « de la belle ouvrage », la fierté d'appartenance, le sens de l'action, l'apprentissage continu et le climat professionnel stimulant de
  relations positives et la créativité nous donnent notre compte de plaisir .<br>
  Privilégier des choix personnels dans lesquels je prends soin de moi, de ma santé, de ma créativité, de mes amitiés , de relations et aventures nourrissantes, de mon environnement proche et de la
  planète.<br>
  Déguster la vie par tous les sens : tomber en extase devant une rose qui s'épanouit ou la main d'un bébé, frissonner à l'écoute du chant du merle ou d'une symphonie, bouger son corps et danser sur
  la battement des percussions, déguster une fraise de saison ou une coupe de champagne, rire et chanter, enlacer ses proches , les toucher, et se laisser toucher , au sens propre comme au sens
  figuré, leur dire qu'on les aime et accepter qu'on nous aime.<br>
  Se mettre en état de créativité permanente, pour éviter la grisaille de la routine, pour passer de rebelle à constructif, pour passer de passif à pro-actif, pour inventer le monde de demain, pour
  attiser notre "feu sacré", notre passion de vivre, pour apprendre et encore apprendre et expérimenter .<br>
  <br>
  <br>
  <b>Que cette nouvelle décennie nous permette ainsi, par cet attracteur étrange qu'est le plaisir, de sortir du chaos, de créer une synergie de nos énergies et de nos créativités, avec des effets
  exponentiels sur nos environnements de vie et professionnels, sur nos relations à nos proches et à nos "lointains".<br>
  <br>
  Bonne année et bonne décennie<br>
  <br>
  Isabelle Jacob</b></span>]]></description>
        <pubDate>Thu, 14 Jan 2010 15:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-les-voeux-d-iris-une-annee-d-hedonisme-creatif-42928451.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-les-voeux-d-iris-une-annee-d-hedonisme-creatif-42928451-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Convergence créative = convergence intuitive et passion]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-convergence-creative-convergence-intuitive-et-passion-38191445.html</link>        <description><![CDATA[Au cours du processus créatif lorsque l' on parvient à la phase de convergence, une véritable chape de plomb peut venir s'abattre sur le groupe avec un processus de convergence parfois poussif,
  long et fastidieux. : reclasser les idées par famille ( "clusterisation" dans le jargon franglais des fans du CPS).<br>
  Cette phase est particulièrement difficile: certes , elle permet au groupe de se réapproprier l'ensemble de la production, l'oblige à faire un exercice de synthèse, mais ce reclassement prend
  beaucoup de temps, et l'énergie du groupe retombe bien souvent dans cette phase là – Beaucoup de participants, notamment les plus imaginatifs laissent 2 à 3 « leaders»&nbsp; plus "adaptateurs"
  réaliser cette opération.<br>
  Vient ensuite le temps de la sélection :<br>
  sélectionner les idées à partir de critères prédéfinis pour rationnaliser des choix d' idées valant le coup d'être développées.( par exemple en utlisant le grille EOFC ( Efficacité – Originalité –
  Faisabilité - Cohérence)&nbsp;<br>
  <br>
  Il arrive bien souvent, en fin de cette sélection, que le groupe soit démobilisé totalement, et quand vient le temps de créer des binômes ou trinômes pour développer les idées, créer des fiches
  concepts, mobiliser l'énergie en fin de parcours devient un exploit -<br>
  Comment maintenir le feu sacré du groupe jusqu'au bout?<br>
  Pourqoi le processus de convergence se doit-il d'être si fastidieux? Pourquoi de pas continuer à nous appuyer, lors de cette période, sur&nbsp; deux des ressorts clefs de la créativité&nbsp; :
  passion et intuition.<br>
  <br>
  <div style="text-align: center;">
    <b>La sélection "affective"<br></b>
  </div><br>
  De plus en plus, j'utilise le procédé de la « sélection coup de coeur ».<br>
  La consigne est simple et claire: je demande à chacun de choisir les idées qui, pour eux , seraient les plus magiques à leurs yeux, celles qui ont une étincelle de génie en elles, celles qu'ils «
  sentent » bien, peu importe pourquoi , celles qui les feraient rêver, les plus « fun » , les plus aspirationnelles, celles pour lesquelles ils seraient prêts à mettre de l'énergie pour continuer à
  les peaufiner – Je leur demande expressément de ne pas être trop focaliser sur la faisabilité et de procéder à un choix totalement subjectif, non rationnel,&nbsp; un choix affectif, émotionnel,
  intuitif, résolument « cerveau droit » : les idées « insight » , les idées « Eureka », les idées "géniales".<br>
  <br>
  On arrive ainsi à focaliser sur des idées dans lesquelles le groupe a mis de l'énergie -<br>
  Et c'est autour de ces idées&nbsp; que les binômes ou trinômes volontaires&nbsp; vont aller revisiter l'ensemble de la production du groupe, pour aller rechercher les idées produites qui peuvent
  venir enrichir l'idée « coup de coeur » , lui apporter des compléments, des regards différents, des potentiels de développement, … et ainsi transformer l'idée de départ en un véritable concept
  enrichi.<br>
  Et du coup, ce reclassement s'effectue de façon très rapide, de façon « fun », dans une dynamique « oui...et » , très enthousiasmante.<br>
  <br>
  Alors, le groupe, amoureux de son idée, est prêt à dépenser de l'énergie pour les étapes suivantes telles que PPCO( plus, potentiels, craintes, options) et la formalisation de la fiche concept :
  dès lors, les critères d'aide à la décision concernant l'efficacité, l'originalité ( ou du moins le plus concurrentiel), la faisabilité et la cohérence avec le promoteur de l'idée sortent
  d'eux-mêmes. L'intuition est ainsi confortée par des arguments plus rationnels et se transforme au fur et à mesure en une clairvoyance, une évidence solide.<br>
  <br>
  Qui plus est, les idées sont prêtes à être défendues et portées par les participants, prêts à défendre becs et ongles la poursuite de leurs projets, à remuer ciel et terre, à trouver alliés,
  compétences, ressources&nbsp; pour faire éclore, grandir et faire vivre l'idée , ... véritables fers de lance de la dynamique projets qui suit la dynamique créative.<br>
  <br>
  <br>
  <div style="text-align: center;">
    <b>Un manque de rigueur?<br></b>
  </div><br>
  MAIS, j'entends déjà les remarques dénonçant le peu de rigueur de cette approche basée sur l'intuition.<br>
  Allons donc voir de plus prêt ceux qui ont étudié le rôle de l'intuition dans les processus de décisions.<br>
  L’intuition est le mode de fonctionnement le plus ancien et le plus naturel de l’esprit humain. L ’intuition nous donne une « image » beaucoup plus complète d’une situation que ne peut le faire
  l’analyse rationnelle. Elle se base sur une quantité de données accumulées consciemment ou inconsciemment par l’ensemble de nos sens et procède par éclairs intuitifs, sollicités ou non, et s’avère
  particulièrement utile dans les processus décisionnels, particulièrement dans des situations complexes.<br>
  <br>
  « C'est avec la logique que nous prouvons et avec l'intuition que nous trouvons. », nous dit Henri Poincaré. D'ailleurs, la plupart des scientifiques vous le diront : « sans éclairs intuitifs,
  point de découvertes ». Archimède, Léonard de Vinci, Isaac Newton, Albert Einstein et même Descartes ont fait l’éloge du processus intuitif.<br>
  Carl Gustav Jung, dejà en 1920, pensait que les managers intuitifs ont une capacité décisionnelle que le reste des personnes n'a pas, et cela consiste en une sorte de vision de ce qui va se
  passer.<br>
  Glaser note que l'intuition est vitale dans les décisions de Recherche et Développement .&nbsp; Agor préconise le recours à l'intuition pour des décisions concernant l'émergence de nouvelles
  tendances ou de crises. Minzberg pense que l'intuition n'a jamais disparu dans la pratique quotidienne des cadres, elle s'est juste « dissimulée dans un obscur hémisphère du cerveau humain ».
  Papadakis suggère que les décisions de lancer un nouveau produit ou de se lancer dans une nouvelle activité ou encore les décisions marketing requièrent moins de rationalité que les décisions
  d'investissement financier ou de réorganisation interne .<br>
  <br>
  Guy Aznar, dans son livre "Idées" a écrit sur l<b>'indicatif hédonique</b>:<br>
  Comment choisir la bonne piste parmi toutes ces ébauches d'idées qui parcourent la conscience ? Comment faire, au moment de l’invention, pour choisir dans la multiplicité des données qui traversent
  la conscience celles qui permettent d’atteindre un plus haut degré de cohérence ? …"le choix est toujours hédonique, affaire d’humeur plutôt que de logique », écrit William J.J. Gordon1… « Les
  inventeurs qui ont la chance improbable de découvrir de bonnes pistes savent être attentifs au sentiment intuitif de plaisir qui les avertit »…« il faut être aux aguets de ces sensations
  euphoriques…»… « l’orientation vers ce plaisir est un état psychologique susceptible d’être cultivé en tant qu’art d’atteindre le moment palpitant&nbsp; du processus créateur »&nbsp; « L’inventeur
  est en quête du plaisir annonciateur d’une solution élégante : il réagit à ce signal de solution comme à la sonnette de Pavlov et jouit d’un plaisir très vif".<br>
  <br>
  <b><br></b>
  <div style="text-align: center;">
    <b>Une intuition mature, infusée</b>
  </div><br>
  Toutefois, afin de différencier processus intuitif et décision impulsive, encore faut-il que l'on ait&nbsp; préalablement assimilé un maximum d’informations et déjà mûrement réfléchi de manière
  rationnelle à la problématique en question. Bref, que le processus de maturation nécessaire à la production d'une insight (char à Arthur Koestler) soit bien présent.<br>
  Ce qui est justement le cas en fin de parcours créatif :<br>
  les participants sont totalement imprégnés de la situation, ils ont longuement analysé le défi, les enjeux, identifié les sous-problèmes, se sont identifiés à la problématique, au porteur du
  projet, à ceux qui y résistent, ils se sont totalement assimilé les tenants et les aboutissants de la problématique , ont concassé, altéré, cherché des analogies, ont rêvé l'idéal, sont partis dans
  leur pensée magique, ont traduit déjà, dans les processus de croisement , les idées totalement magiques en idées plus directement réalistes, même si encore un peu folles. Le processus de maturation
  , de connexions inconscientes a ainsi été tellement accéléré que l'insight final est présent – et il est évident que dans toute la production du groupe, si foisonnante soit-elle, quelques idées ont
  directement « touché » les participants de leur fulgurante évidence de l' « Eureka ». Et c'est bien cela qu'il s'agit de saisir maintenant dans ce moment clef de la présélection. Moment où toute la
  qualité de la production créative peut se jouer , les idées les plus géniales pouvant être irrémédiablement vouées à être perdues !!!<br>
  <br>
  On peut donc légitimement se fier à l'intuition de nos participants, bien plus même qu'à un processus rigoureux de sélection, avec critères, matrice pondérée, …. qui, de toutes façons, n'échappe
  pas non plus à la « subjectivité » ( on n'a qu'à voir les différences de notations entre participants lors de processus de sélection avec matrices )<br>
  <br>
  <br>
  Ainsi donc, le processus de convergence final reste-t-il fidèle à la posture créative globale, dans une ouverture à l'enrichissement, à la&nbsp; combinaison, d'enrichissements, d'élaboration,&nbsp;
  et aussi d'intuition, de plaisir et de passion.<br>
  La convergence hédonique en quelque sorte.<br>
  <br>
  Et l'on aura ainsi suivi le précepte édicté par Mark Raison sur la convergence:<br>
  "Converger n'est pas éliminer,<br>
  c'est faire des choix constructifs"<br>
  et il n'y a qu'une lettre qui diffère entre "évaluer" et "évoluer"<br>
  <br>
  Je dirais quant à moi,<br>
  <div style="text-align: center;">
    <b>"Converger , c'est construire sur ses intuitions</b><br>
    <b>et les rationnaliser."</b>
  </div><br>
  <br>
  Isabelle Jacob<br>
  <br>
  <br>
  sources bibliographiques:<br>
  - Glaser : «&nbsp; measuring intuition « - research technology Management – 1995<br>
  - Agor: « Using intuition to manage organzations in the future&nbsp; » - Business Horizons – 1984<br>
  - Minzberg&nbsp; - le Manager au quotidien – Edtions dorganisation - 1984<br>
  - Papadakis: «&nbsp; strategic decision making processes: the rôle of management and context – Strategic management Journal - 1998<br>
  &nbsp;- W.J.J. Gordon. "La synectique" - Editions Hommes et techniques. 1965.<br>
  - Guy Aznar - Idées - Editions d'organisation- 2005]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Oct 2009 22:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-convergence-creative-convergence-intuitive-et-passion-38191445.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-convergence-creative-convergence-intuitive-et-passion-38191445-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vive le blues de la rentrée]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-35643072.html</link>        <description><![CDATA[Tous les ans, ça nous reprend :<br>
  un ou 2 jours avant la fin de vacances, un petit nuage apparaît dans le cerveau, qui passe vite fait et vient brouiller en quelques secondes ce moment magique au bord de la mer ou en extase totale
  devant le coucher de soleil en montage ou ce parfait moment de partage entre amis, un petit pincement&nbsp; au plexus, tout petit, mais zut!!!<br>
  <br>
  Puis, 1 ou 2 jours plus tard:&nbsp; sur le chemin du retour , une digestion pas évidente, des bouffées de transpiration, une vague inquiétude, une moue sur le visage, un regard qui se ternit, la
  respiration qui se rétrécit :<br>
  <br>
  <div style="text-align: center;">
    ça y est, il est là, il revient:<br>
    &nbsp;le blues de la rentrée
  </div><br>
  Demain, les symptômes seront plus graves:<br>
  un mal fou à se réveiller, une folle envie de panne d'oreiller,<br>
  une mauvaise humeur au petit déjeuner,<br>
  une angoisse incompressible en découvrant les 1 500 mails et 20aine de coups de téléphones urgents auxquels il faut répondre,<br>
  les factures qui se sont amoncelées, dont certaines dates de délais de paiement largement dépassées ( merci l'Urssaf d'avoir comme dates de paiement le 15 aout et le 31 Aout) , ….<br>
  marre de devoir répéter à tout un chacun les quelques phares rituelles de retour de vacances, pas le temps de vraiment raconter ce qui fut important,<br>
  vision apocalyptique de l'agenda à venir avec une envie si forte de freiner avant de rentrer dans le tourbillon.<br>
  Le stock de tout à reconstituer: plus de beurre, plus de café, plus de PQ, les lessives à lancer et faire sécher, les courses de rentrée , fournitures scolaires&nbsp; et autres,<br>
  <br>
  Et c'est plus fort que soi, en 2 jours, çà y est, complètement emportés dans le tourbillon, à nouveau: les réunions, les RV clients, les courses, l'agenda qui se bouscule, le téléphone qui n'arrête
  pas, et les mails qui continuent d'arriver, et de nouveau, 1h par jour pour nettoyer ses spams et cie, …..<br>
  <br>
  <div style="text-align: center;">
    stop, stop , stop, stop!!
  </div><br>
  Pourquoi tout d'un coup ai-je l'impression de marcher à coté de mes pompes?<br>
  De quoi suis-je en train de faire le deuil?<br>
  Qu'est-ce qui fait que d'un coup toute mon énergie est sucée, que je me sens vidé!!<br>
  Pourquoi ai-je l'impression d'un coup de «&nbsp;subir&nbsp;» mon sort? d'être victime, sans pouvoir, sans puissance?<br>
  <br>
  Que se cache-t-il derrière ce blues?<br>
  Et si ce blues , au lieu de l'enfouir vite fait, bien fait, en me laissant happé par le tourbillon habituel, si j'écoutais ce qu'il me dit? Si je le prenais au sérieux, comme un appel à une écoute
  de mes besoins? Un appel à ma créativité existencielle?<br>
  Je reviens d'une semaine à l'espace du possible, dont l'université d'été portait sur «&nbsp;le management humaniste&nbsp;» et «&nbsp;la civilité créative&nbsp;» , et là, tant de témoignages sur la
  souffrance au travail ! Quelque chose d'assez effrayant qui semble se diffuser , se répandre dans toutes les couches de la société, qui contamine tout: la famille, les enfants, … jusque parfois...
  le&nbsp; «burn out «&nbsp;voire le suicide<br>
  <br>
  Alors écoutons.<br>
  <br>
  De quoi fais-je le deuil au retour de vacances ?<br>
  de me lever quand je veux, si je veux<br>
  d'aller me coucher quand je veux, si je veux<br>
  d'être en contact quasi journalier avec la nature<br>
  d'être coupé des nouvelles, des journaux, d'internet, voire du téléphone<br>
  de m'habiller léger, souple, sans contraintes<br>
  de sentir le corps libre, libre de bouger, libre de se reposer, libre de faire la fête, libre d'habits, en contact avec le soleil, avec l'eau, avec le vent, avec la terre, avec les autres corps<br>
  de manger des fruits et légumes succulents de soleil<br>
  de n'avoir comme contraintes&nbsp; que celles que je me mets<br>
  d'avoir un temps de vie fluide, avec un temps relationnel plus important que le temps «&nbsp;tâches&nbsp;»,<br>
  d'être dans un temps 100% présent, sans être entâché de que qui était hier et de ce qui ce que sera demain , parfois me totalement coupé de nouvelles, d'ordinateur, voire de téléphone , permettant
  ainsi d'être 100% là, présent à ce qui est,&nbsp; dans l'ici et maintenant,<br>
  de prendre le temps d'un vrai partage, partage d'idées, partage d'émotions, partage de sensualité,&nbsp; avec son conjoint, avec ses amis, parler avec enfants , non seulement faire avec eux, mais
  simplement le temps d'être avec eux …..<br>
  <br>
  <br>
  En quoi suis-je «&nbsp;à coté de mes pompes&nbsp;»?<br>
  Qu'est que qui fait que mon énergie est sucée, vidée?<br>
  Mon rythme&nbsp; de travail n'est pas mon rythme biologique<br>
  je côtoie dès le matin des gens que je n'ai pas choisi, dans le métro par exemple<br>
  je prends à peine le temps de m'occuper de moi la matin, à peine le temps de la douche<br>
  Je passe plus de 60% de mon temps à faire des choses que je n'ai pas choisies de faire<br>
  j'effectue des tâches non choisies<br>
  je suis statique, assis toute la journée derrière mon ordinateur<br>
  je ne marche plus<br>
  je mange mal à midi , la plupart du temps, d'un simple sandwich<br>
  je n'ai plus assez d'activité physique<br>
  je n'ai plus d'activité créative, d'activité «&nbsp;gratuite&nbsp;» pour le simple plaisir de se faire plaisir<br>
  j'ai une liste de choses à faire qui me sape le moral à l'avance<br>
  les aspects purement matériels et domestiques envahissent tout: factures, impôts, courses, ….<br>
  je n'ai plus le temps de perdre du temps<br>
  <br>
  <br>
  Comment me donner le temps de l'activité physique, de la marche, de la présence à mon corps, à ma créativité personnelle : peut-être instaurer un rituel: un temps dans la semaine, dans le mois? un
  rituel de promenade à pied, un rituel du Week-end? Avec qui partager pour pouvoir s'épauler? Se créer des émulations à plusieurs, des gages pour celles et ceux qui n'y arrivent pas? Quel jeu mettre
  en place pour s'émuler mutuellement? Des repères de type «&nbsp;une fois par mois, je vais danser avec mes potes&nbsp;» -s'engager vis-à-vis d'un groupe, d'une activité,&nbsp; prendre des
  abonnements, ...<br>
  Comment donner accès à mon corps&nbsp; à cette liberté, et à ce contact avec les 4 éléments? Poser de vacances, se préréserver des week-ends prolongés, ...<br>
  Comment maîtriser davantage le flux relationnel pour devenir moins réactif mais davantage préventif - Là aussi, se créer des rituels? de type : appel à mes clients/fournisseurs tous les jours de
  10h à 11h –<br>
  Comment transformer la relation purement fonctionnelle, commerciale ou hiérarchique en un moment de vrai partage, d'échange autant intellectuel que profondément humain? Quelle valaur ajoutée
  créative, affective , pédagogique puis-je donner à chaque relation professionnelle? Que puis-je apprendre de chaque lien ?<br>
  Comment éviter de se laisser envahir par les aspects administratifs, matériels, domestiques? Que puis-je automatiser ? Déléguer? Externaliser?&nbsp; Ritualiser?<br>
  Comment prendre le temps de s'arrêter en cours de journée, prendre le temps d'appels personnels&nbsp; prendre le temps de manger , prendre le temps du plaisir de bien manger, le temps de la
  rencontre? Le temps de l'informel?<br>
  Comment recréer des coupures de temps, des rebonds, des soupirs, des accélérations, des bombances et des vides, des pleins et des déliés&nbsp; dans mon organisation de mes tâches, de mon temps.<br>
  Comment recréer dans ma vie de tous les jours de la fluidité, de la pulsation entre l'inspir et l'expir, entre le yin ( accueil, écoute, gestation) et le yang ( expulsion, mise en action), , de la
  divergence et de la convergence, de temps externe, du temps interne, du rituel et de l'inattendu, de l'organisation et du chaos, des temps de «&nbsp;avec les autres&nbsp;» et des temps de
  «&nbsp;avec moi&nbsp;» , de la nourriture à l'extérieur, et de la capitalisation à l'intérieur ..<br>
  Comment donner sa juste place au corps? A l'affectif? De façon à équilibrer, et permettre un juste intégration entre nos 3 pôles: mental, corporel, affectif.<br>
  Comment créer de vraies respirations, de vraies coupures permettant de vivre chaque moment au présent, sans être contaminé par les tâches et projets d'après?<br>
  Comment prendre le temps de l'&nbsp; «&nbsp;être avec..&nbsp;» , et non seulement du «&nbsp;faire avec&nbsp;»...<br>
  <br>
  Comment ne pas subir? Comment reprendre ma puissance de création? Comment pouvoir être&nbsp; pleinement acteur de mon quotidien professionnel, sans me victimiser?<br>
  Alors, il ne s'agit pas tant de prendre de «&nbsp;bonne intentions&nbsp;», mais simplement de prendre le temps de poser un peu tout cela- de simplement se dire : «&nbsp;chic, j'ai le blues de la
  rentrée ! Donc il y a des choses nouvelles à créer,&nbsp; et&nbsp; de se saisir de ce blues comme d'une opportunité pour expérimenter un nouveau cycle, un nouveau départ, de ne pas bêtement
  enchaîner en refaisant plus de la même chose! Non! insuffler dans notre vie professionnelle quelque chose de la qualité de vie présente dans nos vies de «&nbsp;vacance&nbsp;» - Essayer autre chose,
  différemment, créer, réinventer,&nbsp; redéfinir,&nbsp; insuffler du neuf, changer de place, changer de rythme,&nbsp; changer de partition, éviter la répétition de ce qui était déjà routinier . Et
  s'amuser!!!! se remettre en quête de son plaisir, se remettre en quête de son désir , avec ses envies, avec son «&nbsp;génie&nbsp;»&nbsp; – Car là est la clef de l'énergie créative, le coeur du feu
  sacré.]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Sep 2009 17:36:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-35643072.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-35643072-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les approches de l'animation créative, pour faire émerger intelligence collective ou imaginaire collectif]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-33325866.html</link>        <description><![CDATA[<span style="font-size: 10pt;">Dès que l'on parle de démarches de créativité, beaucoup imaginent de suite leur intérêt pour tout ce qui touche à l'innovation. Aussi nous parait-il nécessaire de
  clarifier quand et pourquoi les approches d'animation créative sont pertinentes, au delà de l'animation de sessions créatives portant sur des projets d'innovation.<br>
  <br>
  <b>1- Faire émerger l'intelligence collective</b><br>
  Ici, il ne s'agit pas d' « inventer la poudre ».<br>
  Il s'agit plutôt de créer un espace de partage et de synergies des intelligences des participants, basées sur leur expérience, sur leurs représentations, sur leurs émotions et sensations, sur leurs
  freins et leurs motivations, leurs rêves. Une approche résolument « collaborative » appliquée à diverses finalités:<br>
  <br>
  <b><em>- Mobilisation des énergies:</em></b><br>
  déclencher désir et dynamique pour impliquer les participants dans un projet, une aventure, un changement … Dans ce cas, l'animation créative visera à faire créer un espace de partage des
  pratiques, à faire émerger les aspects émotionnels / projet, à créer les conditions d'une appropriation par chacun des tenants et aboutissants du projet, de ses enjeux , et .. des transformations
  que cela suppose , tant au niveau individuel qu'un niveau collectif . Ici le facilitateur se doit de créer un climat protecteur, avec une éthique claire par rapport&nbsp; à l'institution, de façon
  à éviter la manipulation et à garantir l'aspect collaboratif du processus ( prise en compte et traitement&nbsp; par l'institution des freins et résistances, propositions correctrices, ….)<br>
  <b><em><br>
  - Formation:</em></b><br>
  créer les conditions pour que les nouveaux apprentissages s'ancrent sur les préacquis des formés: leur expérience et leurs représentations. Démystifier les savoirs, créer des passerelles, faire
  émerger le désir d'apprendre. La formateur sera un émulateur de ce partage collectif et ses apports seront une réponse à des questionnements, des changements à venir. Il deviendra alors un
  facilitateur de prises de conscience réellement ancrées et d'entraînements à des savoir-faire nouveaux et « désirés ».<br>
  <br>
  <em><b>- Résolution de problèmes</b></em><br>
  problèmes organisationnels ou de communication, réparation de dysfonctionnements, résolution de conflits interpersonnels ou inter-services , régulation d'équipe, amélioration de la qualité du
  service, ....<br>
  Ici, il sera important de mobiliser l'intelligence créative pour établir un diagnostic partagé, sans « culpabilisation » , de mobiliser l'auto-responsabilisation&nbsp; afin de permettre une
  co-création de nouveaux modes de fonctionnement de façon négociée. Des techniques simples de créativité peuvent permettre de créer un climat à la fois protecteur, permissif et permettre à chacun
  d'exprimer les solutions optimales et acceptables.<br>
  <br>
  Dans ces 3 cas de figure, on le voit, l'approche d'animation créative ne se focalisera pas sur une production d'idées « rupturistes », mais bien davantage sur une facilitation&nbsp; du partage,
  dans un climat serein, d'expériences, de ressentis, de questionnements et de solutions simples et négociées.<br>
  On reste dans une dynamique de créativité proche du réel et du conscient, avec toutefois une approche « sensible » essentielle.<br>
  <br>
  <b>2 – Faire émerger l'imaginaire collectif</b><br>
  Par contre, il est des registres pour lequel l'imaginaire et/ou&nbsp; l'inconscient seront davantage sollicités, souvent avec un accent mis sur la phase d'idéation.<br>
  <br>
  <em><b>- Création de projet :</b></em><br>
  la dynamique de création partagée sera essentielle, à partir d'un cahier des charges coétabli: recueillir des idées des participants pour atteindre un objectif rassembleur.<br>
  <em><b><br>
  - Vision – prospective :</b></em><br>
  faire se projeter chacun dans l'avenir rêvé et/ou bâtir ensemble des scénarii d'avenir aspirationnels, faire partager les changements et ruptures souhaités et souhaitables, imaginer le futur
  collectif , permettre à chacun de se positionner dans ces changements visés. Ici , le facilitateur devra aider chacun à « se décrocher «&nbsp; du présent , à rêver le futur, à déployer l'imaginaire
  individuel et collectif .<br>
  <em><b><br>
  - Innovation:</b></em><br>
  nouveaux services,nouveaux produits ou nouvelles organisations – disruption<br>
  Le décadrage créatif sera ici très sollicité, avec un fort appel à l'imaginaire et à l'inconscient afin sortir du réel, de l'existant.<br>
  <br>
  On le voit, le degré de divergence dans l'animation créative sera différent selon le registre.&nbsp; Par contre, une approche sensible de créativité peut être sollicitée dans les 2 cas de figure,
  avec des degrés d'implication personnelle variables.<br>
  <br>
  <br>
  Les stratégies d'intervention créative vont devoir prendre en compte ces multiples aspects :<br>
  - le type de problème<br>
  - le type de résultat escompté<br>
  - le style de créativité des participants ( créatif adaptateur/créatif innovateur)<br>
  - la culture organisationnelle ( 4 éléments)<br>
  - le climat organisationnel<br>
  - le temps disponible<br>
  - la taille du groupe et ses composantes<br>
  - l'énergie préférentielle du facilitateur<br>
  - les étapes&nbsp; du processus créatif ( défi, idéation, action)<br>
  - le type d'animation ( dynamique ou sensible)<br>
  <br>
  <br>
  Venez approfondir ces aspects dans le prochain séminaire:<br>
  <a href="http://www.centre-iris-creativite.com/spip.php?article67">les stratégies d'intervention créative</a><br>
  Séminaire de perfectionnement d'animateurs - facilitateurs et consultants-formateurs en créativité<br>
  <br>
  Isabelle Jacob</span>]]></description>
        <pubDate>Wed, 01 Jul 2009 16:10:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-33325866.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-33325866-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Manager la Génération « Y »: et si la créativité était une réponse?]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-31280881.html</link>        <description><![CDATA[Depuis quelques temps, bien des managers sont forts désarmés face à la nouvelle génération , appelée « génération Y » . Considérés comme des « zappeurs », des « mercenaires », des « enfants gâtés
  », les comportements managériaux de beaucoup n'ont aucune prise sur cette génération. Si certains managers se disent que « cela va passer », « il va bien falloir qu'ils s'adaptent à l'entreprise »,
  d'autres ont conscience qu'il y a sans doute nécessité de manager différemment s'ils ne veulent pas voir partir les meilleurs éléments et voir dégringoler l'image de leur entreprise par un effet «
  buzz » plus puissant que les meilleurs campagnes de recrutement Web 2.0 .<br>
  Et si l'entreprise et le management, au lieu de faire l'autruche, se posaient réellement la question d'utiliser les opportunités possibles de cette génération au profil radicalement différent?<br>
  <b><br></b>
  <div style="text-align: center;">
    <b>Les caractéristiques de la génération Y en quelques traits</b><br>
  </div><br>
  - Ils ont entre 15 et 30 ans, ce sont les enfants des babyboomers tardifs , élevés devant la télé, avec une console de jeu à la main, habitués depuis leur plus jeune âge aux technologies nomades et
  aux réseaux web 2.0. de type Myspace, facebook, … des enfants gorgés d'images, de vidéo, d'internet, de SMS – Zappeurs ils le sont bien – Ils savent dénicher des informations. Ils ont du mal à
  comprendre pourquoi on leur refuse d'accéder aux technologies web 2.0 au bureau et à leurs mails privés, l'entreprise prétextant le cloisonnement nécessaire entre vie privée et vie professionnelle
  alors que dans le même temps, l'entreprise équipe ses cadres&nbsp; de « blackberry » pour qu'ils soient joignables même chez eux aux heures privées ( d'ailleurs certains refusent cette offre).Pour
  eux, l'accès à l'information privilégié car plus immédiat, plus rapide, plus interactif&nbsp; passe forcément par les NTIC.<br>
  - Bénéficiaires des programmes Erasmus, quasi nés avec l'Euro, ils se considèrent comme des citoyens de l'Europe, voire du monde, profondément interculturels et sensibles à toute discrimination en
  raison de l'origine. Ils sont curieux dès qu'ils sont passionnés .<br>
  - Enfants quelque peu gâtés&nbsp; par des parents peu présents (la télé nounou) , ils aiment consommer,&nbsp; et ils aspirent à une certaine stabilité de l'emploi qui leur donnerait accès à leur
  autonomie (pouvoir avoir accès à leur appartement , pouvoir voyager, s'acheter le dernier i-phone, …), mais pas à n'importe quel prix : ils sont prêt à quitter l'entreprise si leur mal être y est
  trop fort&nbsp; et ce, malgré l'incertitude de la Crise. Ils savent que Papa et Maman seront toujours là! Certains arrivent même à partir et à se vendre en bande à la concurrence.<br>
  - Mais surtout ils aiment « prendre leur pied » : ayant vu leurs parents sacrifier leur vie personnelle à leur vie professionnelle, ils entendent bien trouver un équilibre et accorder une place de
  choix à leurs loisirs, à leurs amis, et n'entendent pas se tuer au travail . Aussi devenir manager n'est pas forcément leur ambition (certains refusent des promotions en disant goguenard à leur
  manager « non, ça va pas?&nbsp; j'ai pas envie de devenir comme toi!!!! ». Plutôt adeptes du « carpe diem » qui fait dire à leurs ainés qu'ils ne veulent que du « fun » !<br>
  - Bien qu'assez individualistes, ils ont un besoin d'appartenance, sous forme de « tribus » basées sur les passions ou les expériences partagées et tentent de reconstituer à l'intérieur de
  l'entreprise des tribus&nbsp; transcendant les cloisonnements. Ainsi peuvent se constituer en interne une tribu de « ceux qui sont fascinés par l'Inde » ou&nbsp; « ceux qui jouent en Bourse » ou «
  ceux passionnés par l'art »&nbsp; … Ils peuvent ainsi se lancer avec beaucoup d'énergie dans des projets avec des membres de leur tribu qu'ils connaissent à peine, l'essentiel étant de partager la
  même passion.<br>
  - Ayant tout de même intégré un certain nombre de valeurs de leurs parents post soixante-huitards, ils n'ont que faire des statuts, de la hiérarchie : ils sont plutôt adeptes d'une relation de
  parité, d'un fonctionnement horizontal faisant fi des organisations hiérarchiques , pyramidales et cloisonnées de l'entreprise. Avides de liberté , d'autonomie, ils peuvent être très entrepreneurs
  dès lors qu'ils sont passionnés<br>
  - Aussi questionnent-ils bien souvent les ordres et les décisions (ce qui fait qu'on les nomme également la génération « whyer »): il veulent comprendre pourquoi? Et le pourquoi du pourquoi? Le
  sens de ce qu'on leur demande, le pourquoi c'est à eux qu'on demande cela, ce qu'ils vont y apprendre, y gagner, y découvrir. Ils ont envie d'apprendre sans sassiété. Ils ont envie de donner leur
  avis sur tout et affichent sans complexe leur perplexité, leur méfiance, voire leurs désaccords. Ils questionnent l'utilité et manifestent une certaine intransigeance&nbsp; pour une cohérence entre
  le discours et les actes.<br>
  - Bien qu'épris d'autonomie, de liberté, ils sont avides de reconnaissance, ont besoin d'énormément de « feed-back » , tant positif que négatif, mais sur un mode de partage, d'échange, de dialogue
  et ne supportent pas critiques ou engueulades qu'ils considèrent comme injustes, d'un autre temps, tyrannique . Ils ont horreur de se faire commander . Pour eux , un bon manager est un manager
  présent, qui dialogue, qui échange, qui diffuse l'information, qui les soutient, qui leur apprend , qui leur dit ce qui va ce qui ne va pas&nbsp; avec tact, sur un mode de « mentorat » et qui met
  en place une bonne ambiance de travail participatif, créatif, décontracté. Pour eux, l'important n'est pas de travailler « pour » mais de travailler « avec ».<br>
  - De la même façon que, en tant que consommateur, ils ne recherchent pas un « produit » mais une expérience, ils attendent de leur entreprise non un « emploi » mais une expérience de vie,
  conscients que le temps important passé en entreprise se doit d'être passé de façon intelligente et créative.<br>
  - Les projets trop longs dont on ne voit pas la fin, la routine, les réunions d'informations passives , les formations théoriques , l'immobilité,&nbsp; tout ceci les insupporte: il faut du
  mouvement, de l'interactivité, du changement, des challenges, de la créativité, de l'ambiance, du décloisonnement.<br>
  <br>
  <div style="text-align: center;">
    <b>Quelles opportunités? Quelles ouvertures créatives?<br></b>
  </div><br>
  Aussi voit-on tout de suite les opportunités qu'offrirait à cette génération un mode de management résoluement créatif et collaboratif, susceptible de modifier de vieilles habitudes ancrées mais
  dont finalement&nbsp; tout le monde&nbsp; souffre , y compris les génération précédentes:<br>
  Quelques pistes dont quelques unes imaginées par un groupe de manager d'une grande entreprise d'assurances auprès de qui je suis récemment intervenue):<br>
  - un mode de circulation de l'information s'appuyant sur les NTIC : à quoi bon perdre du temps pour organiser des agendas et mobiliser tant de monde pour des réunions d'information à faible valeur
  ajoutée<br>
  - priviligier les réunions pour une production à forte valeur ajoutée: de type réunions participatives et créatives s'appuyant sur l'échange, les compétences multiples, l'intelligence collective,
  la créativité de chacun<br>
  - mettre en place une dynamique de projets « challengeants »: transformer les tâches routinières et obligatoires en mini-projets à responsabilité tournantes<br>
  - vendre en interne les projets : attribuer au maximum les participations aux groupes projets en fonction d'un volontariat basé sur les passions, les motivations des personnes ( à l'image de
  l'approche de réflexion en intelligence collective de type « Open-space » également appelée «forum ouverts »)<br>
  - mettre en place des dynamiques de feed-back rapides<br>
  - mettre en place des communautés de métiers, des communautés de pratiques en interne transcendant les clivages générationnels et de services avec des outils de type facebook interne alimentés par
  les passions et les expériences de chacun<br>
  - lancer des groupes de discussions sur des thèmes de réflexion, voire des brainstormings virtuels transcendant les frontières<br>
  modifier les espaces de travail : les organiser par projets<br>
  - proposer des expériences sur projets pilotes à l'initiative des générations Y<br>
  - prévoir des modalités de flexibilité d'horaires en fonction des charges de travail, du type de travail et des enjeux ( annualisation du temps de travail, ou travail chez soi par exemple)<br>
  - réinterroger le sens de certaines « normes » de comportement social :( ex: si la cravate a du sens en cas de relation avec l'extérieur, elle est peu justifiable si je ne travaille qu'avec des
  collègues)<br>
  - les équiper d'outils de pensée productive créative&nbsp; afin de leur donner davantage de grilles d'aide à la décision pour leurs managers, dans une optique de proactivité responsable<br>
  - utiliser leur ouverture sur l'extérieur, sur le monde, sur les arts pour leur confier des missions de veille et de recherche d'informations, de réseaux dont ils sont friands<br>
  - les charger de prendre en compte dans les projets les aspects délaissés par les générations précédentes concernant les préoccupations de responsabilité sociale, d'éthique, d'écologie, de
  développement durable auxquels ils sont sensibles<br>
  - ...<br>
  <br>
  Bref, s'appuyer davantage sur leur énergie d'entreprendre basée sur les initiatives, passions, ouverture, réseaux et maîtrise des outils collaboratifs Web 2.0 de cette génération et transformer
  leur besoin de se sentir créatif et utile pour générer de nouvelles façons de travailler ensemble , pour faire de l'entreprise un lieu de vie, d'échange , de partage , de création permanent,
  sachant manager savoir, expérience, passions, compétences en mettant à l'honneur ce formidable moteur qu'est le plaisir et la motivation plutôt que la besogne !!!<br>
  <b><br>
  En tout état de cause, il me paraît intéressant de lancer en interne, au sein de chaque entreprise une réflexion créative intergénérationnelle sur cette question, d'où émergeront à coup sûr des
  pratiques managériales et des modes d'organisation et de circulation de l'information forts différents de ceux d'aujourd 'hui, avec l'avantage d'avoir été co-créés par les différents acteurs.<br>
  Ainsi que de former son management aux approches de management créatif en intégrant cette nouvelle donne, visant une transformation des postures managériales vers une posture de "mentorat" et de
  "stimulation créative".<br>
  <br>
  Ceci bien sûr accompagné d'un cadre ferme mais expliqué sur les devoirs de chacun envers le collectif,&nbsp; sur la nécessité de règles du jeu de fonctionnement interne (notamment sur les temps de
  travail individuel/collectif) , sur le devoir de</b> <b>persévérance une fois un engagement volontairement pris.<br>
  Un beau challenge créatif pour les RH.</b><br>
  <br>
  &nbsp;<br>
  <br>
  Isabelle Jacob<br>
  <br>
  Réagissez à cet article<br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 11 May 2009 13:51:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-31280881.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-31280881-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Question de divergence]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-28638237.html</link>        <description><![CDATA[Un des temps forts du processus créatif est la divergence, qui consiste à s'autoriser une ouverture d'un « entonnoir » dans nos modes de pensée, nous permettant de sortir d'une logique « linéaire
  », de nos autoroutes de la pensée.<br>
  Et se pose alors toujours la question : comment et jusqu'où diverger?<br>
  <br>
  Ce terme de « divergence » existe en optique. je vais donc m'emparer de cette acception pour tenter de décrire les diverses formes de divergence. ( je ne prétends pas vous offrir une description
  scientifique irréprochable: ne retenez que la portée métaphorique de l'exemple)<br>
  <br>
  La divergence de la lumière et ses variations va dépendre de plusieurs facteurs: ( focale, caractéristiques du prisme ou de la lentille, des filtres et des surfaces de réflexion<br>
  <br>
  Dans un milieu transparent, homogène et isotrope, la lumière se propage en ligne droite, de façon rectiligne donc, sans divergence : les supports des rayons sont des droites.<br>
  Dès le moment où la lumière va rencontrer un obstacle (un miroir par exemple), elle va se réfléchir , ou si elle va traverser un milieu diiférent, elle va se réfracter – En traversant une lentille,
  elle va diverger ou converger selon que la lentille est convexe ou concave.<br>
  Le mode de divergence va dépendre de mon « point de fuite », de la forme de ma lentille, des filtres optiques que j'appose, de la focale au travers de laquelle la lumière passe, de la présence ou
  non de matière réfléchissantes... Je vais ainsi obtenir différentes formes:<br>
  - le rayon laser, basé sur un principe d'émission stimulée de lumière, au travers d'un conduit très étroit, muni de miroirs ou matières réfléchissantes (rubis, ...) va produire une divergence
  faible de la lumière, mais excessivement intense et focalisée, capable de trancher.<br>
  - à l'opposé, si ma « focale » est très large, ma lentille très plate, mon point de fuite très large,&nbsp; je vais obtenir une divergence plus large mais très floue , avec peu de portée et
  d'intensité<br>
  - avec un point de fuite suffisamment étroit, et/ou une lentille un peu plus convexe, cela me donnera une divergence qui garde son intensité lumineuse forte<br>
  - en introduisant des interférences, au contact de métaux ou de minéraux, je peux emmener la lumière à se distordre, à se polariser, à s'iriser (exemple : l'effet d'irisation sur les CD), ou à
  modifier la trajectoire des rayons lumineux<br>
  - si je dispose de plusieurs miroirs ou verres réfléchissants, comme dans un kaléidoscope, je peux aussi obtenir des effets de réfraction de la lumière fort intéressants&nbsp; jusqu'à obtenir des
  images multiples<br>
  <br>
  <br>
  Ainsi donc, la lumière joue avec des formes de « réflexions »&nbsp; et réfractions pour enchanter notre vie quotidienne.<br>
  <br>
  Il en est de même avec nos formes de « réflexions » créatives.<br>
  <br>
  - En partant de l'objet de ma recherche, si je reste dans mon mode de pensée habituel « transparent, homogène,&nbsp; isotrope », ma pensée se propagera de façon rectiligne; ce sont mes autoroutes
  de la pensée, où je reste dans un environnement, tracé, dans le champ du connu.&nbsp; Si je veux du neuf, il y a fort peu de chances que je l'obtienne. Il va donc falloir faire « réfléchir » ma
  pensée, voire la faire réfracter et la faire diverger.<br>
  <br>
  - Si j'utilise un filtre très plat, très large, donc si je donne peu de « contraintes créatives » (par&nbsp; exemple: je lance un brainstorming sur ma thématique peu « focalisée »), je vais obtenir
  une plus grande divergence que précédemment, mais avec beaucoup de déperdition d'énergie. L'intensité créative n'ira pas bien loin.<br>
  - En « focalisant » de façon plus étroite l'objet de ma recherche, je vais avoir une qualité meilleure par une divergence plus grande et une intensité créative plus intéressante. Je peux ainsi
  lancer sur ma problématique à partir de plusieurs « points de fuite », avec donc plusieurs phases de réflexion créative, obtenant ainsi un large faisceau d'idées créatives intéressant à
  exploiter.<br>
  - Si j'ajoute des filtres à ma pensée, ( la démarche analogique par exemple , ou les identifications) ....alors, je vais obtenir du neuf. Ces filtres vont me permettre de modifier notre éclairage,
  de changer notre réalité perçue<br>
  - Si , toujours avec une focalisation de la thématique, j'introduis de fortes contraintes , celle-ci vont agir à la façon d'une amplificateur de rayons comme dans le rayon laser: je vais obtenir
  une production créative excessivement focalisée, et très intense , très efficace. Pour garantir que cette production créative atteigne bien le « spectre » entier de mon problème , je vais sans
  cesse relancer la production créative en introduisant constamment de nouvelles contraintes ( par exemple par des approches altératives), en partant de plusieurs « points de fuite ».<br>
  - En introduisant dans ma recherche créative des éléments externes, des « interférences » ( par exemple par la bissociation, les combinaisons forcées,..) , alors je force des chemins de pensée
  différents, je crée de la réfraction tous azimuts,&nbsp; voire de la distorsion , et j'obtiens ainsi des « effets » de lumière fort différents, de véritables « tromboscopes » créatifs, avec de la
  polarisation , des effets d'irisation.<br>
  - Enfin, en effectuant un détour encore plus grand par l'imaginaire, en stimulant les ressources de l'inconscient des participants, en m 'appuyant sur la portée émotionnelle (visualisation, dessin,
  abstraction, rêve éveillé, ...) , en recherchant de ce fait des « effets miroir , autoréfléchissants », des « effets spéciaux », alors le cheminement créatif devient un véritable
  kaléidoscope,&nbsp; permettant de créer une grande multiplicité d'images nouvelles et une production créative étonnante et puissante, définitivement hors des autoroutes de la pensée.<br>
  <br>
  <br>
  Cette analogie nous éclaire sur le degré de divergence nécessaire en fonction du type de recherche créative à laquelle nous avons à faire. Il est évident que, plus je me situe dans une dynamique de
  « création de nouveau » ( prospective, vision, innovation de rupture, résolution de problèmes tenaces, création) , plus je vais avoir besoin de « créer des réalités nouvelles », plus les démarches
  rayon laser, tromboscope, irisantes et kaléidoscope seront nécessaires.<br>
  Pour toute innovation d'amélioration ( organisationnelle, qualité, ....) , j'aurai intérêt à « focaliser » mes angles d'attaque par une bonne analyse préalable me permettant d'identifier des
  sous-problèmes, et il sera fort utile de jouer avec des filtres pour « pour rendre étrange ce qui nous est trop familier » .<br>
  <br>
  <br>
  Il va de soi que l'effort de convergence sera à la hauteur de l'effort de divergence. Car plus la pensée aura été « réfractaire », plus le guidage vers la « convergence » sera délicat pour ne pas
  perdre en chemin l'intensité de l'effort créatif, ce qui nécessite une professionnalisme important des facilitateurs. Le facilitateur de séances créatives, vu sous cet angle, devient un
  éclairagiste. Si je veux faire un beau « son et lumière », si je veux « de la magie », « du nouveau », alors, je ne peux me passer d'un éclairagiste compétent, en mesure d'utiliser une large gamme
  d'appareillages de toutes sortes et capable de créer au sein du groupe des effets du lumière variés, du rythme, des « effets spéciaux ».<br>
  <br>
  Isabelle Jacob]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Mar 2009 20:42:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-28638237.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-28638237-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Groupe de supervision 2007/2008: témoignages des participants]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-28481017.html</link>        <description><![CDATA[De Novembre 2007 à Décembre 2008, <a href="http://www.centre-iris-creativite.com/spip.php?article36">un groupe de supervision de praticiens de la créativité</a> ( formateurs, consultants) s'est
  réuni tous les 2 mois autour d'Isabelle Jacob pour se professionnaliser dans l'exercice de son métier en utlisant au plus prêt les approches créatives.<br>
  <br>
  <br>
  - Je me suis nourrie, c'était passionnant ... Il est important de pouvoir parler de ses doutes, de ses difficultés..<br>
  <b>Joanne C</b><br>
  <br>
  - Dans la solitude de la création, cela m'a apporté un ancrage - Cela dynamise mon métier .Cela fait du bien de partager, d'entendre les expériences des autes, de relativiser nos expériences avec
  nos clients . Cela a été hyperbooster -<br>
  <b>Lydie V</b><br>
  <br>
  - Cela m'a permis d'oser faire des choses avexc des équipes, des comités de direction ( faire jouer n comité de direction avec des KAPLA!!!) ... et cela a été très productif!! En plus, j'ai
  commencé à vraiment me décomplexer par rapport à la créativité<br>
  <b>Patrick M.</b><br>
  <br>
  - Ce que je trouve très riche, c'est aller où je résiste ..Cela me pousse à aller plus loin. J'expérimente le fait d'être perdue, d'être sortie de mon cadre. Cela m'aide à comprendre et à
  accompagner les résistances de mes clients . Grand merci pour l'aide apportée sur mon gros projet d'animation de 80 personnes . Cela me donne envie de co-créer , de moins travailler seule. je me
  sens encore dans a zone de confort et cela me pousse à vouloir prendre des risques. Je ne sens aucun jugement ici . l'état d'esprit me convient parfaitement : je peux arriver avec mes zones
  d'ombre. Je me sens en sécurité . Isabelle, tu as la qualité d'être, de respect, pas dans le pouvoir : tu te mets à la hauteur de tout le monde : tout le monde est sachant.<br>
  <b>Catherine L.</b><br>
  <br>
  - Cela m'a aidée sur un projet difficile. J'ai mis en application de nombreux outils. ela m'a aidée à y aller de façon plus relax , cela m'a donné de le liberté, m'a idé à dédramatiser et cela a
  donné beaucoup de permissions au groupe que j'ai eu.. J'utilise systématiquement les outils facilitant l'implication des participants. Cela donné une vision plus positive de l'entreprise, grâce à
  la diversité du groupe, à vos témoignages sur vos projets d'innovation: c'est passionnant. Le fait de pouvoir suivre nos projets fait que l'on se voir mûrir.<br>
  <b>Juliette D.</b><br>
  <br>
  - Ce que j'ai trouvé super, c'est le groupe hypervarié : cela a apporté une diversité de points de vue, avec des niveaux d'expérience différents . Quand on a travaillé,&nbsp; j'ai été surpris de la
  vitesse avec laquelle on réfléchissait .<br>
  L'important aussi, ca a été la confiance entre nous. Cela me permet de prendre des risques et je fais davantage confiance dans les groupes que j'anime. Et c'était génial que le planning ne soit pas
  figé, que l'on fasse avec les problématiques du moment de chacun d'entre nous.<br>
  <b>Philippe C.</b><br>
  <br>
  <br>
  <a href="http://www.centre-iris-creativite.com/spip.php?article36">UN NOUVEAU CYCLE DÉMARRERA EN OCTOBRE 2009</a><br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Sat, 28 Feb 2009 22:05:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-28481017.html</guid>
                <category>Témoignages</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-28481017-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Et si le plaisir devenait notre moteur économique?]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-27714487.html</link>        <description><![CDATA[<br>
  En ces temps de crise, ou de peur de crise, la tentation du management par la peur est fort prégnante. En effet, quoi de plus simple d' « esclavagiser » ses collaborateurs, de faire peser sur eux
  un harcèlement moral, une pression morale, prétextant que tant de gens à l'extérieur rêveraient d'avoir leur place. Un management de la soumission, de la pression, du marchandage, du chantage, où
  l'on va chaque jour en demander plus.<br>
  <b>Travaillez plus pour gagner plus?</b><br>
  Quel est le coût de ce management par la peur, par la pression?<br>
  La démoralisation de la plupart des salariés ne vient-il pas d'une remise en question de la légitimité des gouvernances?<br>
  Comment dans ces conditions espérer de chaque collaborateur engagement, responsabilisation, prises d'initiatives, performance, imaginaire, volonté de qualité, volonté d'innover?<br>
  Sous stress, chacun se replie soit dans une attitude défensive, agressive, compétitive, morbide soit souvent dans une sorte d'agitation de façade histoire de « donner le change »!, soit dans une
  attitude quelque peu passive, avec force psychotropes, maladies, dépressions nerveuses, voire suicides. Ainsi s'instaure subrepticement une violence terrible au sein des organisations.<br>
  Est-ce vraiment là l'enjeu?<br>
  Imaginerait-on nos équipes sportives, nos troupes de théâtre, nos équipes de cinéma, nos troupes de danseurs managées par la peur? quel résultat aurait-on sur la qualité des oeuvres,&nbsp; comment
  nos artistes et sportifs parleraient-ils de leur équipe, de leurs producteurs, de leurs oeuvres? quelles vocations susciterait-on chez les jeunes?<br>
  <br>
  Il est temps de changer totalement de paradigme managérial.<br>
  <b>Travaillez mieux pour gagner mieux?</b><br>
  <b>et si l'on manageait par le plaisir?</b><br>
  Quelqu'un me racontait récemment qu'une société indienne de services informatiques, HCL, avait délibérément choisi comme mode de management de son entreprise: "l'employé d'abord", plutôt que le
  traditionnel "le client d'abord". Le patron d'HCL dit qu'il a gagné une plus grande fidélité des clients et de plus gros bénéfices en procédant de la sorte : "en procédant ainsi, chaque
  collaborateur devient un partenaire et se sent responsable de la clientèle et de l'évolution de l'entreprise ».<br>
  Ainsi, par exemple, HCL offre à ses employés la possibilité, une fois par semaine, de voter sur les principales décisions du management (ce qui permet au directeur de prendre ses décisions en
  sachant si ses collaborateurs sont prêts ou non à les soutenir).<br>
  <br>
  Il est donc urgent de cultiver la motivation, source de plaisir. Sur le plan physiologique, l'hormone qui intervient dans le plaisir est la dopamine, avec une diminution de la sécrétion de cortisol
  , une des hormones du stress&nbsp; et une augmentation de&nbsp; la libération d'hormones de croissance, protectrices de l'immunité, et d'endorphines, sources de bien-être. « Un plaisir par jour
  chasse le stress », nous dit&nbsp; Ethel Roskies, docteur en psychologie à&nbsp; l'Université de Montréal.<br>
  <br>
  Hans Selye, l'endocrinologue d'origine hongroise qui vivait au Canada parlait joliment de «l'altruisme égoiste » comme moyen de diminuer la toxicité du stress: « Quand on fait le bien, on se fait
  du bien ».<br>
  <br>
  les constituantes du plaisir au travail?<br>
  un travail plein de sens<br>
  une reconnaissance de sa contribution, de son expérience<br>
  une atmosphère où chacun se sent respecté<br>
  une utilisation de ses talents, de sa force de travail, de sa créativité<br>
  <br>
  <b>Ce qui est susceptible de mobiliser chacun?</b><br>
  - le goût pour le travail bien fait, de la compétition et du défi:<br>
  relever des défis, innover, prendre une part de risques, créer du neuf utile.<br>
  - le goût pour l'associatif, la participation:<br>
  Se sentir intégré à une équipe fonctionnant comme telle, avec un réel esprit d'équipe et une participation active à celle-ci. On voit là les énormes leviers de motivation générés par les approches
  créatives où la participation et l'engagement de chacun sont fortement sollicités. De même, l'engagement de l'entreprise dans une cause, une fondation vont-elles rencontrer l'adhésion des
  personnes.<br>
  - le goût de l'économie, l'horreur du gâchis:<br>
  l'économie devient un facteur motivant pour nous, avec une prise de conscience qu'il ne faut pas gâcher si l'on veut investir, de faire attention à cette notion d'économie à condition qu'on ne
  perçoive pas de "gâchis" dans d'autres secteurs de l'entreprise. De la même façon les actions de responsabilité sociale et développement durable vont renforcer le sentiment d'appartenance.<br>
  - l'horreur d'être manipulé, le besoin de considération<br>
  Nous réclamons une certaine franchise. Nous avons de plus horreur qu'on nous cache les choses ou qu'on me mente, avec une horreur de se sentir manipulé. Avec une volonté d'être considéré comme un
  partenaire capable d'entendre et de comprendre même les vérités les plus désagréables.<br>
  - le goût pour la différenciation, pour l'auto-réalisation et pour la décentralisation<br>
  Chacun veut être reconnu en tant que personne, avec un besoin de se réaliser en atteignant des objectifs à la fixation desquels on a participé, et donc un besoin de connaître au plus prêt les
  éléments de gestion au plus proche de notre réalité, avec une proximité des centres de décision.<br>
  <br>
  On peut voir l'efficacité des approches de travail collaboratif tels que l'approche du Forum Ouvert (Open Space), basées sur le couple de la «passion conjuguée avec la responsabilité», sur
  l'«énergie de la pause-café», sur l'«auto-organisation intentionnelle», sur l'«esprit en action», sur le couple «chaos et créativité». Les décisions prises au cours de ces réunions sont
  généralement plus complexes, plus solides et plus durables, et sont mises en place beaucoup plus rapidement que celles proposés par des spécialistes ou gestionnaires ayant recours aux méthodes
  traditionnelles.<br>
  <br>
  Tout le monde connaît autour de lui des entrepreneurs, des auto-entrepreneurs, des artisans, des commerçants, des intermittents, des artistes, dont chacun se demande d'où ils tirent leur énergie de
  travail, de créativité, d'engagement, eux qui ne reculent devant aucun effort pour mener leur projet à jour, qui ne comptent pas leurs heures, mûs par leur plaisir, leur passion, leur sentiment de
  responsabilité.<br>
  <br>
  Aujourd'hui, chaque dirigeant, chaque manager se doit de se poser la question:<br>
  comment chacun de mes collaborateurs pourrait-il se sentir dans cet état d'esprit de l'auto-entrepreneur? comment faire en sorte que chaque collaborateur vienne chaque jour au travail avec
  plaisir?<br>
  <br>
  Ainsi donc, il serait temps d'admettre enfin que la performance rime avec bien-être, que travail et plaisir sont à conjuguer de pair.<br>
  Travamuser, quoi! –<br>
  <br>
  Isabelle Jacob<br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>
  <br>]]></description>
        <pubDate>Mon, 09 Feb 2009 03:34:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-27714487.html</guid>
                <category>Réflexions</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-27714487-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[les lois de la bionique]]></title>
        <link>http://www.echarpe-d-iris.com/article-27311186.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <object type="application/x-shockwave-flash" height="256" width="320" data="http://www.dailymotion.com/swf/k4ReKM4WUCpPRTxsq0">
      <param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/k4ReKM4WUCpPRTxsq0">
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    </object>
    <p>
      <a href="http://www.dailymotion.com/video/x4qwtw_la-nature-cest-gnial_tech">La nature c'est génial</a><br>
      Vidéo envoyée par <a href="http://www.dailymotion.com/xiadally">xiadally</a>
    </p>
    <p>
      Pour expliquer la bionique- voir le séminaire du 3 février sur les <a href="http://www.centre-iris-creativite.com/spip.php?article22">techniques de détour analogique systématique&nbsp;</a>
    </p>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 29 Jan 2009 15:07:00 +0100</pubDate>        <guid >http://www.echarpe-d-iris.com/article-27311186.html</guid>
                <category>Partages</category>        <comments>http://www.echarpe-d-iris.com/article-27311186-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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