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Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /Mai /2008 11:27
Quelle aventure extraordinaire que celle du mouvement du Bauhaus de 1919 à 1934 !!  On ne peut aujourd'hui que constater combien le Bauhaus a véritablement été à la source du design, de l'urbanisme et de l'architecture d'aujourd'hui.
« Gropius réussit à faire de cette école un centre de réalisation de la culture mondiale de cette époque »
Udo Kultermann, ...
"Presque tout ce qui est devenu le cadre de notre vie quotidienne, dans ce qu'elle semble avoir de plus moderne, a été pensé et exécuté au Bauhaus. » M Ragon
Il a également jeté les bases
de la performance artistique et du nouveau théâtre
« tous les moyens spatiaux susceptibles d'arracher le public à son indolence intellectuelle, de le bouleverser et de le forcer à prendre une part effective à l'action »
Totalement visionnaire aussi:
« la décongestion des villes sera assurée par le transfert de ceux qui n'y ont pas d'emploi permanent "

Les ingrédients de cette aventure révolutionnaire, visionnaire, sont d'ordre multidimensionnel:
- Une conception totalement transversale de la formation: trans-disciplinaire (bois, métal, verre, tissu, lumière, danse, photographie, architecture, couleur, forme, mouvement,  ....), trans-métiers (artistes et artisans s'y cotoyaient à parité), trans-hiérarchique (grande parité entre maîtres et élèves), Intégrative ( mettant en oeuvre chez les élèves le rationnel, l'émotionnel, le corporel). La fin de la frontière entre l'art, l'artisan, la technologie devient une réalité ( déjà initiée par Gallé quelques années plus tôt)
- un corps enseignant à la pointe de la recherche et des nouveaux courants : on retient les noms de Wassily Kandinsky,  Paul Klee, Oscar Schlemmer, Marcel Breuer, Lazlo Noholy-Nagy, Johannes Itten,  Feininger, Théo Von Doesburg, Marianne Brandt, ....
- une émulation constante de la créativité des élèves par des projets : projets expérimentaux lors des nombreuses fêtes, expositions et performances organisées autour de thématique (la fête des tuyaux, la fête des cloches, ....) ,  projets réels en réponse à des commandes d'industriels.
- une énergie créative dopée par un fort sentiment d'appartenance:  réapprentissage d'une vie communautaire marquée par le partage d'une vision - vision de l'art, vision du beau, vision du fonctionnel, "pour concevoir n'importe quoi - un meuble, une maison - de façon qu'il puisse fonctionner correctement, il faut d'abord rechercher son essence" - , le beau "au service des besoins du peuple plutôt que du luxe". Des valeurs où se mélangent utopie socialiste, volonté de modèles démocratiques et coopératifs, l"'art pour tous" prôné lors de la Belle Epoque.
  - une dimension de la fête et du plaisir partout présente: dans les cours, dans la vie communautaire, ...
- une ouverture constante sur l'extérieur, de façon centrifuge autant que centripète: les artistes et artisans invités, des fêtes et expositions ouvertes sur la ville, une invitation des élèves à sortir, à explorer à l'extérieur, .... jusqu'à fusionner avec des mouvements proches tels le mouvement de Stijl aux Pays-Bas (Mondrian, ....)

- une pédagogie novatrice: expérimentale (nouvelles théories sur la couleur et les formes, essais sur la typographie, ....) et expériencielle, appliquée, ludique, multisensorielle, avec un double tutorat: les maîtres de la forme: les artistes et les Maîtres artisans, ainsi que des dynamiques d'autoévaluation par les élèves.

Si les créations du Bauhaus sont aujourd'hui encore si prégnants dans le design et l'architecture contemporains ( répliques encore industrialisées aujourd'hui), si de nombreuses écoles d'architecture se revendiquent de cette lignée, (il y eut le New Bauhaus de Chicago dans les années 40), et aujourd'hui, l'Université du Bauhaus à Weimar reprend le flambeau de cette approche trans-disciplinaire, nos organisations d'aujourd'hui auraient beaucoup à tirer, à s'inspirer de cette approche en termes de management de la créativité.

A vous de transposer.....








Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Mercredi 2 avril 2008 3 02 /04 /Avr /2008 00:51

En 2002, Guy Aznar, Mark Raison et Isabelle Jacob ont imaginé un modèle permettant de classer les stratégies de pensée créative et les techniques qui en découlent:
- stratégie terre: creuser l'existant et , tels des archéologues, découvrir ce que personne avant n'avait pu voir. On peut y associer les techniques de pensée systématique tels que l'analyse fonctionnelle, TRIZ, ASIT , les approches combinatoires, ...
- stratégie feu: casser l'existant, le faire exploser, le brûler pour faire renaître de ses cendres quelque chose de nouveau - Toutes les techniques d'altération, de concassage, d'antithétie relèvent de cette stratégie.
- stratégie eau: explorer d'autres mondes, faire des méandres ailleurs pour revenir sédimenter notre réalité. C'est le royaume des approches par le détour: détour analogique, détour artistique, ....
- stratégie air: oser le rêve, l'imaginaire, l'impossible,  tels Jonathan Livingstone le Goeland: recours à la pensée magique, à la pensée onirique.
Ce modèle a une portée pédagogique puissante: la métaphore des 4 éléments peut être "expérimentée" , "incarnée" , explorée de façon multisensorielle,  en faisant émerger les ressorts à la fois corporels, émotionnels et cognitifs liés aux 4 énergies. Cela permet d’intégrer les stratégies de pensée créative  de façon « organique » davantage que cognitive, pour « comprendre de l’intérieur », pour y voir clair dans les centaines de techniques de créativité à notre disposition et pouvoir davantage les utiliser à bon escient. Pour mieux utiliser notre propre créativité d’intervention.
Car Pensée, émotions et corps interagissent dans le processus créatif.
Pour pouvoir adapter également ses propres stratégies d'intervention en prenant en compte la "culture élément" de chaque organisation, ou de tel ou tel métier.

Ce modèle peut être également une grille intéressante pour manager la créativité de ses collaborateurs :
- terre: manager tel un maître-compagnon:ancrer la créativité de ses collaborateurs dans le réel, accompagner l'élaboration des idées, leur concrétisation en projets
- feu: stimuler  un feu d'artifice d'idées tous azimuths, attiser, créer des défis, ...
- eau : inviter à aller explorer à l'extérieur, à chercher de nouveaux modèles, de nouveaux cadres, ...
- air: inspirer la créativité , donner une vision large, prospective, voir loin, au delà,...

Enfin, ce modèle des 4 éléments peut également être utillisé comme "cataliste" en recherche d'idées pur la création de produits ou de services, en y associant formes, matière, couleurs, densité,... La société CREAX, spécialiste de TRIZ, a d'ailleurs développé un modèle d'innovation reprenant cette approche des 4 éléments - http://function.creax.com/

Ce modèle "archétypal" des 4 éléments s'avère donc très "inspirante" et efficace. Une belle muse de plus...

Isabelle Jacob

<a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/"><img alt="Licence Creative Commons" style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/3.0/80x15.png" /></a><br /><span xmlns:dct="http://purl.org/dc/terms/" href="http://purl.org/dc/dcmitype/Dataset" property="dct:title" rel="dct:type">Créativité et les 4 éléments</span> de <a xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#" href="http://www.iris-consultants.com/article.php3?id_article=105" property="cc:attributionName" rel="cc:attributionURL">Isabelle Jacob, Guy Aznar, Mark Raison</a> est mis à disposition selon les termes de la <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/">licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé</a>.

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 20:04
Un grand merci à toutes les deux pour la magnifique journée de vendredi, pour votre art d'improviser l'improvisation,  le lien que vous avez crée dans le groupe et bien d'autres cadeaux encore. Vous me donnez envie d'aller plus loin sur ce beau chemin! Bises douces et souriantes.
Bertrand C
Par Bertrand Coutrot - Publié dans : Témoignages
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 11:18

Je souhaitais vous remercier vivement, Patrick et toi, pour votre chaleureux accueil et votre écoute car j’ai été très contente de ces deux jours de formations sur les clefs du fonctionnement créatif.

Pour moi, il s’agit d’un point de départ donc cela m’a énormément nourrie  et j’en ressort avec une envie plus grande d’approfondir tout ce que nous avons abordé ensemble.

A.D.
Par Isabelle Jacob - Publié dans : Témoignages
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 11:13
Nous entrons dans la semaine du 8 mars, Journée Internationale de lutte des femmes, commémorant la première grève de travailleuses refusant leur surexploitation économique et surtout leur droit à disposer d'elles-mêmes, refusant devoir de cuissage et autres chantages machistes. Depuis,  de nombreuses voies de femmes se sont ouvertes pour réclamer des droits légitimes (droit  de vote, criminalisation du viol, lois contre les publicités sexistes, protection contre les violences conjugales, ...) , mais aussi pour revendiquer une place différente que les rôles traditionnellement révolus .
On a pu assister depuis à des réinterrogations de nos rôles et places respectifs de femme et d'homme, de mari et d'épouse, de père et de mère, de collaborateur ou collaboratrice,  ...
Cette remise en cause de l'ordre établi, et des "institutions" les accompagnant, ces questionnements clefs sur l'identité - avec le fameux débat nature/culture (qu'est-ce qui nous prédéfinit réellement de façon biologique - qu'est ce qui nous "conditionne" de façon davantage culturelle) - dérange bien entendu. Beaucoup d'hommes et de femmes sont perdus, se raccrochant au connu, au confortable de rôles bien établis, dans une dynamique de repli identitaire.

Pourtant, ce chaos a généré une créativité immense, sur des registres fort différents :
- accès des femmes à une expression plus pleine de leurs talents, de leurs droits à prendre une place dans des domaines jusque là interdits (politique, professionnel, religieux, ...),dans leur capacité de vivre leur vie en autonomie
- accès des femmes à la création ( voir le festival international des films de femmes à Créteil qui fête aujourd'hui ses 30 ans),
- accès des hommes à une parole sensible, au droit d'exprimer leurs émotions, leurs sentiments,
- accès des pères à une nouvelle façon d'exercer leur paternité
- transformation des modalités d'éducation des enfants,
- relations de couples plus paritaires,
- modalités de vie familiale plus ouvertes et flexibles,
- modifications des rôles professionnels,
- sensibilité grandissante à la qualité de vie, à l'écologie, à la protection du vivant, ....

Aujourd'hui, si beaucoup de choses ont bougé, restent encore de profonds déséquilibres:
- beaucoup d'hommes sont encore enfermés dans leur identité meurtrière, causant encore près de 500 000 femmes victimes de violence conjugale, allant même jusqu'au meurtre ( une femme tous les 3 jours en France), sans parler des viols
- l'arsenal juridique reste dans l'ensemble peu appliqué : les écarts de salaires et de carrières restent encore extrêmement discriminants envers les femmes, et, à quelques exceptions près, l'accès des femmes à des postes de pouvoir, qu'ils soient professionnels ou politiques sont encore bien minces; malgré des progrès certains, l'image de la femme reste bien dégradante dans bien des publicités et des media, ...
- les femmes dans leur majorité souffrent de journées épuisantes, tentant de cumuler "à bout de souffle" leurs rôles de femme, amante, mère, professionnelle, citoyenne, ...
- les hommes ont peu pris en charge l'entretien du foyer et beaucoup de pères sont très absents - on en connaît les conséquences sur le plan de l'éducation des enfants
- filles et garçons sont enfermés
encore dans bien des "normes" culturelles fort prégnantes, tant dans les ouvrages scolaires, que dans les films ou les jouets
- le couple subit une grande fragilisation, avec une augmentation des "couples à durée déterminée", signe sans doute que les tentatives de trouver un équilibre nouveau entre des rôles à réinventer chacun, avec une difficulté à gérer la pulsation entre autonomie respective  et construction commune.

Et dans le monde, des petites filles sont tuées par le simple fait d'être nées fille, des femmes sont brûlées, lapidées, cachées, voilées , dans des statuts de dépendance totale, l'excision et l'infibulation restent des pratiques courantes, la traite des femmes bat son plein, accompagnée de celle d'enfants (2,5 millions de victimes de la traite d'êtres humains!!!), ....  Bref, il y a encore du pain sur la planche pour les hommes et les femmes en quête de justice et d'humanisme.

 
Au delà de ces difficultés inhérentes à  ce changement culturel de grande envergure,  il y a là la chance de réinventer sa vie: réinventer chacun, homme comme femme,  son rapport à la vie professionnelle, à la vie de famille, au couple, à son inscription comme citoyen de sa ville ou du monde; bref, à continuer, envers et contre tout, malgré les crises, malgré les doutes, malgré les difficultés, à négocier des places respectives légitimes, et vivre cela comme une aventure nouvelle et créative de métissage interculturel.

De façon plus globale, les remises en question identitaires , les métissages, les dynamiques d'intégration, peuvent soit radicaliser et figer des identités (voir Amin Maalouf: les identités meurtrières), soit au contraire devenir une opportunité de créativité existencielle hors du commun (voir le tiers instruit de Michel Serres). En effet, l'obligation de s'échapper des modèles culturels prédéterminés nécessite de se créer par soi-même, par une sorte de combinatoire de multiples influences identitaires. Chacun se forge ainsi sa nouvelle idendité, à la fois homme et femme, français et arabe, noir et blanc, catholique et musulman, ... avec une immense énergie de survie,
dans une sorte de résilience créative. Le vilain petit canard  déploie alors ses ailes, pour aller plus loin, ailleurs, tel Jonathan Livingstone le Goêland , voulant échapper à la triste routine de sa condition de goêland.

"Rêvons, rêvons, il en restera toujours quelque chose"
slogan du Mouvement des Femmes


Isabelle Jacob

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 18:09
Edgar Morin a développé la théorie selon laquelle le mythe de l'homo sapiens est un leurre. Il développe l'idée que , pour être pleinement être humain, équilibré, l'humain devrait faire vivre en lui deux visages : l'homo sapiens et l'homo demens
« Le XXIe siècle devra abandonner la vision unilatérale définissant l’être humain par la rationalité (homo sapiens), la technique (homo faber), les activités utilitaires (homo economicus), les nécessités obligatoires (homo prosaicus). L’être humain est complexe et porte en lui de façon bipolarisée les caractères antagonistes :
- sapiens et demens (rationnel et délirant)
- faber et ludens (travailleur et joueur)
- empiricus et imaginarius (empirique et imaginaire)
- economicus et consumans (économe et dilapidateur)
- prosaicus et poeticus (prosaïque et poétique) .....

L’homme de la rationalité est aussi celui de l’affectivité du mythe et du délire (demens).
Ainsi, l'être humain ne vit pas que de rationalité et de technique ; il se dépense, se donne, se voue dans les danses, transes, mythes, magies, rites ; il croit dans les vertus du sacrifice ; il a vécu souvent pour préparer son autre vie au-delà de la mort. Partout, une activité technique, pratique, intellectuelle témoigne de l'intelligence empirico-rationnelle ; partout en même temps, les fêtes, cérémonies, cultes avec leurs possessions, exaltations, gaspillages, " consumations " témoignent de l’homo ludens, poeticus, consumans, imaginarius, demens. Les activités de jeu, de fête, de rite ne sont pas de simples détentes pour se remettre à la vie pratique ou au travail, les croyances aux dieux et aux idées ne peuvent être réduites à des illusions ou superstitions : elles ont des racines qui plongent dans les profondeurs anthropologiques ; elles concernent l'être humain dans sa nature même. Il y a relation manifeste ou souterraine entre le psychisme, l'affectivité, la magie, le mythe, la religion. Il y a à la fois unité et dualité entre homo faber, homo ludens, homo sapiens et homo demens. Et, chez l'être humain, le développement de la connaissance rationnelle-empirique-technique n’a jamais annulé la connaissance symbolique, mythique, magique ou poétique. »

Ainsi, définissant l' « homo sapiens demens », dit-il: « C'est un être d'une affectivité intense et instable qui sourit, rit, pleure, un être anxieux et angoissé, un être jouisseur, ivre, extatique, violent, aimant, un être envahi par l'imaginaire, un être qui sait la mort et ne peut y croire, un être qui secrète le mythe et la magie, un être possédé par les esprits et les dieux, un être qui se nourrit d'illusions et de chimères, un être subjectif dont les rapports avec le monde objectif sont toujours incertains, un être soumis à l'erreur, à l'errance, un être ubrique qui produit du désordre. Et comme nous appelons folie la conjonction de l'illusion, de la démesure, de l'instabilité, de l'incertitude entre réel et imaginaire, de la confusion entre subjectif et objectif, de l'erreur, du désordre, nous sommes contraints de voir qu'homo sapiens est homo demens.(...) "

Cette période de carnaval est une période  où les civilisations diverses ont laissé la place à l'homo demens.
Ces traditions  « universelles »,  prennent leur source dans les fêtes dyonisiaques, revisitées par la suite en fêtes des bacchanales, saturnales, fête des fous, fête des innocents, fête des libertés, ... Malgré des formes quelque peu différentes selon les contrées ou les temps, on retrouve pourtant des caractéristiques communes à toutes:
- levée d' un grand nombre d'interdits  , moments de « licence » ( notamment sexuelle) et de grande liberté
- inversion des rôles traditionnels: inversion des genres, l'esclave devient maître, le maître devient esclave
- travestissements et masques ( Carnaval de Venise)
- danses, défilés, réjouissances,
- hommages aux bienfaits de la nature ( la fête des citrons de Menton)
- ripailles et ivresse en abondance
- désordres et dérisions ( élection du "Pape des fous")
- créations collectives réalisées par les communautés rivalisant de créativité ( voir les défiles des écoles de samba, les traditions des chars, ....)

Nombreux sont ceux qui pensent que ces fêtes ne sont qu'un défouloir permettant aux pouvoirs en place de pouvoir mieux faire accepter pendant le reste de l'année  privations, dominations, joug... En réalité, les pouvoirs tyranniques ont pour la plupart très mal vécu ces célébrations de la liberté et les ont pour la plupart interdites.

Depuis quelques années, on assiste à un véritable regain de popularité pour ces fêtes quelque temps considérées comme ringardes.
Et si cet élan n'était pas autre chose qu'une nécessité de laisser sa place à l'homo demens, ludens,  imaginarius, consumans, poeticus  quand tout autour de nous nous condamne  à n'être que l'homo sapiens, faber, empiricus, economicus, prosaicus.

On ne peut que souhaiter que nous nous autorisions à mettre  un peu de « carrnaval » dans nos vies de tous les jours, dans nos familles, dans nos entreprises  et ne pas attendre que cela nous soit officiellement autorisé une fois l'an.
- mettre du ludique dans nos univers froids, aseptisés, sérieux
- faire appel à nos imaginaires de façon régulière pour rêver nos futurs, nos environnements, nos vies, « oser » vivre nos rêves
- nous « consumer » d'abondance de stimulis créatifs, d'occasions de rencontres, d'occasions de fêtes et de réjouissances, de passions et d'émotions
- oser le désordre, la désobéissance, la remise en question des rôles, normes, droits et devoirs, et prendre des risques pour sortir de l'ennui de la sécurité
- développer  une poétique de la rencontre humaine

Bref, mettre tout simplement de la créativité dans nos vies, par une pulsation quotidienne entre notre homo sapiens et notre homo demens, pulsation à l'image du double entonnoir du fonctionnement créatif – divergence – convergence.

« L'intensité de l'intelligence ne va jamais sans l'intensité des émotions ressenties et exprimées, et même la raison et la vérité s'originent dans la démesure des passions et des affects. Il n'y a de sérénité de la raison que momentanée et précaire : les progrès de la complexité, de l'intelligence, de la communication entre individus, les progrès de la société se sont faits malgré, avec ou à cause du désordre, de l'erreur, du fantasme. »


A vous de proposer quelques idées simples pour mettre du « Carnaval » dans nos vies professionnelles.... dans les commentaires


Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 14:00
  Si vous n'avez pas encore fait de bonnes résolutions pour cette année, je vous conseille de faire appel au générateur interactif de bonnes résolutions: cliquez ici! qui saura à n'en pas douter vous inspirer.
Par Isabelle Jacob - Publié dans : Partages
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 13:58
... te remercier ainsi que Danièle et vous féliciter toutes deux de cette journée intéressante et agréable que vous avez animée, dans la simplicité, la fluidité et la bonne humeur. C’était pour moi récréatif et re-créatif. 
Jean-Maurice V.


Encore merci pour la journée d’Hier... Elle scande ma vie de consultant au rythme des rencontres que je fais chez toi dans ton antre si chaleureuse.
Antoine C.
Par Isabelle Jacob - Publié dans : Témoignages
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 13:56

Tout d'abord, mille mercis pour le séminaire "Créativité & Marketing" de Mercredi et Jeudi dernier, qui m'a permis de confirmer, une fois de plus, à quel point les techniques de créativité sont riches et productives, quel que soit le sujet abordé. Il suffit de bien les sélectionner, pour bien les utiliser... Tout un art! 

Lydie V.
Par Isabelle Jacob - Publié dans : Témoignages
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 13:46

Les rituels des voeux de bonne année et des "bonnes résolutions" que l'on se fait en démarrage de nouvelle année  ne sont peut-être pas si anodins que cela.

Ces rituels s'inscrivent dans la nuit des temps et on les retrouve dans beaucoup de civilisations.

Le rôle de la bonne résolution ne serait-il pas de mobiliser notre énergie créative? En visualisant en quelque sorte la réalisation de nos rêves ou de nos projets, nous focalisons ainsi notre énergie sur des objectifs de réalisation dans l'année, véritable processus de créativité existencielle.

Il est vrai que souvent, le bonnes résolutions partent en fumée!!
Aussi, appliquons quelques règles de créativité à ce processus de "bonnes résolutions" pour en faire le démarrage d'un véritable processus créatif personnel:

- les écrire et les afficher en place visible
- prendre réellement le temps de "visualiser" la résolution achevée avec succès: comment je me vis, comment je me sens, ce que je me dis sur moi-même, ce que les autres disent de positif de moi,en quoi cela est si important pour moi ...
- se trouver une métaphore symbolique de soi-même ayant réussi: s'identifier à cette métaphore en termes de ressenti, de valeurs, de talents, ...
- faire pour chacune une liste de "tout ce que j'y gagne, et tout ce que j'y perds" à réussir cette bonne résolution, en termes de "penser, d'agir, et de sentir"; éventuellement, si cette résolution a un impact sur les autres, faire la liste de ce que eux ont à y gagner et à y perdre si je tiens cette résolution
- se remémorer un situation positive où vous avez pu relever ainsi un défi et pratiquer ainsi une sorte de "méthode Couet" : si j'ai réussi par le passé à réaliser cela, alors je peux aussi réussir ceci.
- écrire le scénario-catastrophe de chaque résolution: tout ce que je vais bien pouvoir faire pour la saboter, et puis, trouver les parades à ces autosabotages
- les énoncer auprès de témoins
- se fixer des étapes dans la réalisation
- se trouver des "supporters", qui auront pour mission de vous rappeler de temps à autre votre bonne résolution et de vous encourager, étape par étape
- se faire des petits cadeaux à chaque étape de franchie
- en cas d'échec ou de retard dans l'avancement, prendre le temps d'identifier la cause de l'échec ou du retard, en tirer un enseignement '"qu'est ce que j'apprends ce cet échec ou de ce retard"

Les voeux:
Au delà de "bonne année, bonne santé" souvent vides de sens, si nous faisions de ce rituel de voeux 
une expérience  de créativité relationnelle unique.
Pour cela, prenons le temps de nous concentrer sur la personne et de faire de ce voeu un véritable cadeau symbolique:
- quelque chose qui le ressourcerait,
- quelque chose qui augmenterait son estime de lui,
- quelque chose qui serait susceptible de renforcer le lien qui vous unit.
Ce peut être une phrase unique, une citation symbolique, un haïku, une carte réellement choisie ou fabriquée pour la force de son symbole et qui toucherait directement l'autre, ce peut être un geste (tel mon ami Patricio qui marche pour l'autre), ce peut être un engagement à penser à l'autre en telle ou telle circonstance, ce peut être un temps spécifique à passer avec l'autre, un massage, une danse avec ou pour l'autre, .... `
Bref, faire appel à sa créativité en visualisant la personne en lien et ce qui la touchera et la portera pour l'année nouvelle dans la réalisation de son propre chemin de vie.

voir le site créativité relationnelle
réalisé par Isabelle Groneman lors de la journée "réenchanter Noel"


Alors, pour 2008:
Les voeux d'Iris à chacun de vous, lecteur de cette lettre:
- que votre passion pour la créativité vous procure plaisir au quotidien, curiosité toujours renouvelée vous permettant de découvrir d'autres contrées, d'autres façons de faire, d'autres univers, d'autres inspirations, rayonnement dans vos relations personnelles et professionnelles,


Les résolutions d'Iris
- Etre encore et toujours dans une dynamique créative
- Se ressourcer et expérimenter, pour être en état de recherche permanent, d'étonnement permanent et vous offrir chaque fois des formes d'interventions uniques, renouvelées et pertinentes

Isabelle Jacob


Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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  • : L'écharpe d'Iris est la galerie en ligne du "Centre Iris de Formation à la Créativité". Vous y trouverez trace des réalisations conçues lors des séminaires de formation à la créativité - créations plastiques ou littéraires - débats d'idées sur la créativité - inspirations créatives. - témoignages de participants. N'hésitez pas à nourrir cet espace de vos propres commentaires, réflexions, témoignages, idées, afin de contribuer ensemble à l'émergence d' une intelligence collective sur le ch
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Profil

  • Isabelle Jacob
  • L'écharpe d'Iris
  • Femme
  • 05/08/1953
  • Paris aiIlleurs
  • musique culture écriture danse formation
  • mes passions:la créativité sous toutes ses formes: pensée créative, pédagogie créative, arts, créativité appliquée, démarches créatives - danse, biodanza - chant, musiques et rythmes

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