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  • : L'écharpe d'Iris est la galerie en ligne du "Centre Iris de Formation à la Créativité". Vous y trouverez trace des réalisations conçues lors des séminaires de formation à la créativité - créations plastiques ou littéraires - débats d'idées sur la créativité - inspirations créatives. - témoignages de participants. N'hésitez pas à nourrir cet espace de vos propres commentaires, réflexions, témoignages, idées, afin de contribuer ensemble à l'émergence d' une intelligence collective sur le ch
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  • Isabelle Jacob
  • L'écharpe d'Iris
  • Femme
  • 05/08/1953
  • Paris aiIlleurs
  • musique culture écriture danse formation
  • mes passions:la créativité sous toutes ses formes: pensée créative, pédagogie créative, arts, créativité appliquée, démarches créatives - danse, biodanza - chant, musiques et rythmes

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Réflexions

Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 18:09
Edgar Morin a développé la théorie selon laquelle le mythe de l'homo sapiens est un leurre. Il développe l'idée que , pour être pleinement être humain, équilibré, l'humain devrait faire vivre en lui deux visages : l'homo sapiens et l'homo demens
« Le XXIe siècle devra abandonner la vision unilatérale définissant l’être humain par la rationalité (homo sapiens), la technique (homo faber), les activités utilitaires (homo economicus), les nécessités obligatoires (homo prosaicus). L’être humain est complexe et porte en lui de façon bipolarisée les caractères antagonistes :
- sapiens et demens (rationnel et délirant)
- faber et ludens (travailleur et joueur)
- empiricus et imaginarius (empirique et imaginaire)
- economicus et consumans (économe et dilapidateur)
- prosaicus et poeticus (prosaïque et poétique) .....

L’homme de la rationalité est aussi celui de l’affectivité du mythe et du délire (demens).
Ainsi, l'être humain ne vit pas que de rationalité et de technique ; il se dépense, se donne, se voue dans les danses, transes, mythes, magies, rites ; il croit dans les vertus du sacrifice ; il a vécu souvent pour préparer son autre vie au-delà de la mort. Partout, une activité technique, pratique, intellectuelle témoigne de l'intelligence empirico-rationnelle ; partout en même temps, les fêtes, cérémonies, cultes avec leurs possessions, exaltations, gaspillages, " consumations " témoignent de l’homo ludens, poeticus, consumans, imaginarius, demens. Les activités de jeu, de fête, de rite ne sont pas de simples détentes pour se remettre à la vie pratique ou au travail, les croyances aux dieux et aux idées ne peuvent être réduites à des illusions ou superstitions : elles ont des racines qui plongent dans les profondeurs anthropologiques ; elles concernent l'être humain dans sa nature même. Il y a relation manifeste ou souterraine entre le psychisme, l'affectivité, la magie, le mythe, la religion. Il y a à la fois unité et dualité entre homo faber, homo ludens, homo sapiens et homo demens. Et, chez l'être humain, le développement de la connaissance rationnelle-empirique-technique n’a jamais annulé la connaissance symbolique, mythique, magique ou poétique. »

Ainsi, définissant l' « homo sapiens demens », dit-il: « C'est un être d'une affectivité intense et instable qui sourit, rit, pleure, un être anxieux et angoissé, un être jouisseur, ivre, extatique, violent, aimant, un être envahi par l'imaginaire, un être qui sait la mort et ne peut y croire, un être qui secrète le mythe et la magie, un être possédé par les esprits et les dieux, un être qui se nourrit d'illusions et de chimères, un être subjectif dont les rapports avec le monde objectif sont toujours incertains, un être soumis à l'erreur, à l'errance, un être ubrique qui produit du désordre. Et comme nous appelons folie la conjonction de l'illusion, de la démesure, de l'instabilité, de l'incertitude entre réel et imaginaire, de la confusion entre subjectif et objectif, de l'erreur, du désordre, nous sommes contraints de voir qu'homo sapiens est homo demens.(...) "

Cette période de carnaval est une période  où les civilisations diverses ont laissé la place à l'homo demens.
Ces traditions  « universelles »,  prennent leur source dans les fêtes dyonisiaques, revisitées par la suite en fêtes des bacchanales, saturnales, fête des fous, fête des innocents, fête des libertés, ... Malgré des formes quelque peu différentes selon les contrées ou les temps, on retrouve pourtant des caractéristiques communes à toutes:
- levée d' un grand nombre d'interdits  , moments de « licence » ( notamment sexuelle) et de grande liberté
- inversion des rôles traditionnels: inversion des genres, l'esclave devient maître, le maître devient esclave
- travestissements et masques ( Carnaval de Venise)
- danses, défilés, réjouissances,
- hommages aux bienfaits de la nature ( la fête des citrons de Menton)
- ripailles et ivresse en abondance
- désordres et dérisions ( élection du "Pape des fous")
- créations collectives réalisées par les communautés rivalisant de créativité ( voir les défiles des écoles de samba, les traditions des chars, ....)

Nombreux sont ceux qui pensent que ces fêtes ne sont qu'un défouloir permettant aux pouvoirs en place de pouvoir mieux faire accepter pendant le reste de l'année  privations, dominations, joug... En réalité, les pouvoirs tyranniques ont pour la plupart très mal vécu ces célébrations de la liberté et les ont pour la plupart interdites.

Depuis quelques années, on assiste à un véritable regain de popularité pour ces fêtes quelque temps considérées comme ringardes.
Et si cet élan n'était pas autre chose qu'une nécessité de laisser sa place à l'homo demens, ludens,  imaginarius, consumans, poeticus  quand tout autour de nous nous condamne  à n'être que l'homo sapiens, faber, empiricus, economicus, prosaicus.

On ne peut que souhaiter que nous nous autorisions à mettre  un peu de « carrnaval » dans nos vies de tous les jours, dans nos familles, dans nos entreprises  et ne pas attendre que cela nous soit officiellement autorisé une fois l'an.
- mettre du ludique dans nos univers froids, aseptisés, sérieux
- faire appel à nos imaginaires de façon régulière pour rêver nos futurs, nos environnements, nos vies, « oser » vivre nos rêves
- nous « consumer » d'abondance de stimulis créatifs, d'occasions de rencontres, d'occasions de fêtes et de réjouissances, de passions et d'émotions
- oser le désordre, la désobéissance, la remise en question des rôles, normes, droits et devoirs, et prendre des risques pour sortir de l'ennui de la sécurité
- développer  une poétique de la rencontre humaine

Bref, mettre tout simplement de la créativité dans nos vies, par une pulsation quotidienne entre notre homo sapiens et notre homo demens, pulsation à l'image du double entonnoir du fonctionnement créatif – divergence – convergence.

« L'intensité de l'intelligence ne va jamais sans l'intensité des émotions ressenties et exprimées, et même la raison et la vérité s'originent dans la démesure des passions et des affects. Il n'y a de sérénité de la raison que momentanée et précaire : les progrès de la complexité, de l'intelligence, de la communication entre individus, les progrès de la société se sont faits malgré, avec ou à cause du désordre, de l'erreur, du fantasme. »


A vous de proposer quelques idées simples pour mettre du « Carnaval » dans nos vies professionnelles.... dans les commentaires


Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 13:46

Les rituels des voeux de bonne année et des "bonnes résolutions" que l'on se fait en démarrage de nouvelle année  ne sont peut-être pas si anodins que cela.

Ces rituels s'inscrivent dans la nuit des temps et on les retrouve dans beaucoup de civilisations.

Le rôle de la bonne résolution ne serait-il pas de mobiliser notre énergie créative? En visualisant en quelque sorte la réalisation de nos rêves ou de nos projets, nous focalisons ainsi notre énergie sur des objectifs de réalisation dans l'année, véritable processus de créativité existencielle.

Il est vrai que souvent, le bonnes résolutions partent en fumée!!
Aussi, appliquons quelques règles de créativité à ce processus de "bonnes résolutions" pour en faire le démarrage d'un véritable processus créatif personnel:

- les écrire et les afficher en place visible
- prendre réellement le temps de "visualiser" la résolution achevée avec succès: comment je me vis, comment je me sens, ce que je me dis sur moi-même, ce que les autres disent de positif de moi,en quoi cela est si important pour moi ...
- se trouver une métaphore symbolique de soi-même ayant réussi: s'identifier à cette métaphore en termes de ressenti, de valeurs, de talents, ...
- faire pour chacune une liste de "tout ce que j'y gagne, et tout ce que j'y perds" à réussir cette bonne résolution, en termes de "penser, d'agir, et de sentir"; éventuellement, si cette résolution a un impact sur les autres, faire la liste de ce que eux ont à y gagner et à y perdre si je tiens cette résolution
- se remémorer un situation positive où vous avez pu relever ainsi un défi et pratiquer ainsi une sorte de "méthode Couet" : si j'ai réussi par le passé à réaliser cela, alors je peux aussi réussir ceci.
- écrire le scénario-catastrophe de chaque résolution: tout ce que je vais bien pouvoir faire pour la saboter, et puis, trouver les parades à ces autosabotages
- les énoncer auprès de témoins
- se fixer des étapes dans la réalisation
- se trouver des "supporters", qui auront pour mission de vous rappeler de temps à autre votre bonne résolution et de vous encourager, étape par étape
- se faire des petits cadeaux à chaque étape de franchie
- en cas d'échec ou de retard dans l'avancement, prendre le temps d'identifier la cause de l'échec ou du retard, en tirer un enseignement '"qu'est ce que j'apprends ce cet échec ou de ce retard"

Les voeux:
Au delà de "bonne année, bonne santé" souvent vides de sens, si nous faisions de ce rituel de voeux 
une expérience  de créativité relationnelle unique.
Pour cela, prenons le temps de nous concentrer sur la personne et de faire de ce voeu un véritable cadeau symbolique:
- quelque chose qui le ressourcerait,
- quelque chose qui augmenterait son estime de lui,
- quelque chose qui serait susceptible de renforcer le lien qui vous unit.
Ce peut être une phrase unique, une citation symbolique, un haïku, une carte réellement choisie ou fabriquée pour la force de son symbole et qui toucherait directement l'autre, ce peut être un geste (tel mon ami Patricio qui marche pour l'autre), ce peut être un engagement à penser à l'autre en telle ou telle circonstance, ce peut être un temps spécifique à passer avec l'autre, un massage, une danse avec ou pour l'autre, .... `
Bref, faire appel à sa créativité en visualisant la personne en lien et ce qui la touchera et la portera pour l'année nouvelle dans la réalisation de son propre chemin de vie.

voir le site créativité relationnelle
réalisé par Isabelle Groneman lors de la journée "réenchanter Noel"


Alors, pour 2008:
Les voeux d'Iris à chacun de vous, lecteur de cette lettre:
- que votre passion pour la créativité vous procure plaisir au quotidien, curiosité toujours renouvelée vous permettant de découvrir d'autres contrées, d'autres façons de faire, d'autres univers, d'autres inspirations, rayonnement dans vos relations personnelles et professionnelles,


Les résolutions d'Iris
- Etre encore et toujours dans une dynamique créative
- Se ressourcer et expérimenter, pour être en état de recherche permanent, d'étonnement permanent et vous offrir chaque fois des formes d'interventions uniques, renouvelées et pertinentes

Isabelle Jacob


Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 14:21

Il est de bon ton dans les entreprises ou chez beaucoup de politiques de s'insurger contre le principe de précaution, le taxant de « tueur de l'innovation », avec forces arguments tels que: « aucun des objets nous entourant aujourd'hui n'aurait vu le jour si le principe de précaution avait existé »(et de citer l'automobile, le train, les antibiotiques, ....)
Certes!
Sauf que l'on se trouve aujourd'hui devant une situation assez inédite dans toute l'histoire de l'humanité:
- en 30 ans, nous avons inventé -  et rejeté dans nos fleuves et nappes phréatiques  - plus de 300 nouvelles molécules chimiques
- depuis 1970, l'augmentation des cancers des enfants augmente de 1% à 2% par an (voire 4% pour certains cancers)
- on ne peut indéfiniment faire l'autruche devant les données incontournables du réchauffement climatique
- le nombre d'espèces animales disparues en même pas un siècle est le plus important de toute l'histoire de notre humanité ....

De plus, notre histoire récente nous interdit de cultiver plus avant le « relativisme éthique », ayant pu justifier les pires comportements humains lors de l'holocauste, de l'esclavage, de la colonisation, la soumission des femmes, le travail des enfants, .... Selon ce principe du relativisme éthique (où toutes les vies humaines ne se valent pas), on trouve encore quelques voies justifiant que nous nous débarrassions à bon compte de notre déchets dans les pays en voie de développement ( voir le débat sur le Clémenceau), ou les essais médicamenteux ou nucléaires sur des populations « d'Outre-mer», ...

Dés lors, les grenouilles que nous sommes sont bien obligées de réaliser que l'eau dans laquelle elles sont plongées est bel et bien en train de se réchauffer  et qu'il serait temps qu'elles sautent par dessus la marmite avant d'être irrémédiablement ébouillantées.

Alors, si le principe de précaution devenait une contrainte créative plutôt qu'un empêcheur d'innover en rond? Si ce principe de précaution avait pour vertu d'orienter résolument nos efforts d'innovation vers des produits, des technologies, des approches protectrices de la vie, de notre santé, de notre environnement, ...
Plutôt que de réintroduire le DDT sous prétexte que depuis son interdiction, la malaria en recrudescence a tué trop d'africains, qui, sans aucun doute pour certains,  préfèrent mourir à petit feu du cancer ou muter suite à des malformations génétiques que de malaria, on pourrait orienter toute la recherche sur empêcher l'éclosion des oeufs de moustiques. Parce que ce n'est peut-être pas aussi binaire que cela: « ou le DDT, ou la malaria! À vous de choisir ». Ou "les OGM, ou la chenille!" Ou "les déchets chez vous, ou chez eux!", ...
On nous apprend en créativité qu'il y a toujours au moins une troisième solution.
Car finalement, c'est cela le progrès! Le vrai progrès raisonné, le vrai progrès raisonnable, le vrai progrès éthique. Un progrès « biocentrique ».
Il n'est plus temps que nous jouions aux apprentis sorciers. Notre planète, l'humanité, le vivant, la paix ont un besoin urgent de toute notre créativité pour survivre et léguer à nos enfants et petits enfants un monde dans lequel nous aimerions qu'ils vivent. Les indiens peuples racines nous demandent de toujours raisonner en termes de conséquences sur les 7 générations à venir .

Il serait peut-être temps que tous, chercheurs, ingénieurs, inventeurs, innovateurs, créatifs, nous réinterrogions le sens de nos innovations et que nous écoutions ce que Einstein nous a dit il y a maintenant plus de 50 ans:
Einstein interviewé par un reporter qui lui demandait :
" Dr Einstein, vous êtes reconnu mondialement comme l'un des plus grands génies de ce siècle, peut-être  même dans l'histoire de l'humanité. Votre champ de pensée a couvert le fonctionnement de l'univers depuis le minuscule atome jusqu'au cosmos. Vous avez vu que vos découvertes ont à la fois développé et enrichi, mais aussi mutilé et détruit la vie humaine qui est pour vous une valeur très forte. Selon vous quelle est la plus grande question à laquelle l'humanité a à faire face aujourd'hui?"

De façon caractéristique, Einstein leva les yeux au ciel un moment, puis son regard plongea au sol, en face de lui. Finalement, il regarda le reporter et répondit:
"Je pense que la question la plus importante à laquelle l'humanité ait à faire face c'est: "est-ce que l'univers est un endroit amical?"-  C'est la première question et la question la plus basique à laquelle chacun doit répondre pour lui-même. Pour moi, si l'on décide que l'univers est un endroit hostile, alors nous utiliserons notre technologie, nos découvertes scientifiques, et nos ressources naturelles pour gagner de la sécurité et du pouvoir, en construisant des murs de plus en plus hauts pour empêcher l'hostilité de passer et des armes de plus en plus grosses pour détruire tout ce qui est hostile et je crois que nous sommes arrivés à un point où la technologie est suffisamment puissante que nous pourrions bien , en agissant ainsi , nous isoler nous-même ou nous détruire nous-mêmes - Si nous décidons par contre que l'univers est un endroit amical, alors nous utiliserons notre  technologie, nos découvertes scientifiques et nos ressources naturelles pour créer des outils et des modèles pour comprendre cet univers. Car le pouvoir et la sécurité seront atteints en comprenant son fonctionnement et ses motivations."

Isabelle Jacob

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /Nov /2007 15:47

Les 9 muses de la mythologie grecque, médiatrices entre les dieux et les créateurs, étaient filles de Mnémosyne (femme représentée en pleine méditation, en pleine réflexion) et Zeus, le roi des Dieux.
Celles-ci ouvraient au créateur les portes vers leur propre créativité. Et si les principes d'émulation de notre créativité,  présents dans les techniques de créativité,  se retrouvaient dans ces muses?

- Calliope, la muse de l'éloquence, invitait chacun à développer son propre style oratoire, à faire confiance à sa propre personnalité oratoire; la guirlande dont elle est ornée fréquemment, ne représenterait-elle pas cette capacité de fluidité mentale et verbale, demandant de faire confiance à son processus d'associations libres de mots.
- Clio: la muse de l'histoire; elle propose de toujours se situer dans un contexte social, historique, bref, c'est la muse qui nous apporte une vision systémique, c'est la muse qui nous invite à nous questionner à l'aide du "pourquoi du pourquoi?" , à rechercher les causes, à effectuer un diagnostic avant de rechercher des solutions.
- Erato: la muse de la poésie lyrique et érotique, nous invite à être à l'écoute de nos émotions, de nos désirs, de nos intuitions, de nos instincts
- Euterpe: muse de la musique, nous  emmène la légèreté et la recherche du plaisir. Enfin, n'oublions pas que l'art de la musique est caractérisé par l'art de la combinatoire.
- Melpomène, muse du chant et de la tragédie, nous exhorte à nous investir pleinement, à prendre les problèmes ou projets à bras le corps, à leur consacrer tout le sérieux et l'énergie nécessaire, avec persévérance, présence, respirations et ténacité. A ne pas faire les choses à moitié.
- Polymnie,  muse de la rhétorique, nous invite à faire part d'une grande flexibilité, à voir le problème sous diférents points de vue, différentes perspectives, à le voir en creux.
- Terpsichore, la muse de la danse, ne nous propose-t-elle pas d' « incarner » notre créativité. S'identifier au problème, s'identifier au produit, ressentir par tous nos pores, nos sensations, réaliser une exploration multisensorielle; donner "chair" à nos idées, à nos concepts?
- Thalie, muse de la comédie, nous convie à « jouer » avec la réalité,  au sein du royaume du "et si...", et du "oui...et" et du "pourquoi pas?" .
- Uranie: muse de l'astronomie et de l'astrologie, nous invite à voir loin, en prospective, en projectif, en visionnaire.



Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 17:01

" Il faut porter en soi un chaos pour pouvoir mettre au monde une étoile filante"
nous dit Friedrich Nietzsche.

De nombreux auteurs et chercheurs s'accordent à dire que la créativité naît du chaos, que la créativité serait l'art et la manière de transformer ce chaos, de lui donner forme, de le transmuter. La chaos des cellules, c'est la force de vie, tandis que dès qu'apparaît l'organisation , c'est la voie vers la mort, le cristallin, le non transformable, le figé,  l'immuable, ..

Dès lors, lorsque l'on désire instaurer un climat créatif au sein de son institution, on peut s'interroger sur  la part de chaos que l'on est prêt à accepter, voire à créer au sein de son institution, de son  équipe? de soi-même?
Et si instaurer un climat créatif serait « créer volontairement du chaos au sein de nos vies, de nos groupes, de nos institutions »?
Dès lors, dressons une liste de
« comment faire pour créer du chaos? »

  • Comment faire pour laisser des espaces d'incertitude?
  • CFP créer des espaces d'inorganisation?
  • CFP laisser une grande place à l'informel?
  • CFP autoriser des activités non "mesurables" »?
  • CFP laisser l'externe venir nous questionner?
  • CFP aller chercher le chaos à l'extérieur, auprès d'autres cultures, autres milieux, autres façons de faire?
  • CFP que l'autorité soit défiée?
  • CFP contourner les procédures ?
  • CFP requestionner nos certitudes?
  • CFP changer nos habitudes de travail, nos circuits de décision?
  • CFP  créer des surprises?
  • CFP  encourager la prise de risques et  valoriser les erreurs commises au nom de cette prise de risques?
  • CFP redistribuer rôles, étiquettes, responsabilités?
  • CFP pour encourager la génération de problèmes  (pas seulement la génération d'idées, de solutions)
  • CFP recruter des personnes créant le Chaos?
  • CFP pour récompenser les collaborateurs qui créent le Chaos?
  • CFP ...


A  vous de compléter la liste ...
N'hésitez pas à me faire parvenir d'autres « Comment Faire Pour... »

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Dimanche 15 juillet 2007 7 15 /07 /Juil /2007 17:53
Je sors d'un séminaire résidentiel de deux journées dans un hotel 4 * à Paris.
40 personnes, venues des différents régions françaises, rassemblées pour réflechir de façon transverse et créative à leur devenir dans une phase de grand changement de contexte socio-politique.
Une énergie d'entreprende, une volonté de parvenir à une vision consensuelle renant en compte les différences, un partage unannime des enjeux, une grande salle, des salles de sous-commissions, une table excellente! Bref! les conditions idéales pour animer en toute sérénnité un tel séminaire de réflexion.

Et pourtant! une grosse fatigue s'intalle insidieusement  tant  auprès des participants que des 2 coanimatrices! Quelques uns toussent, s'enrhument , se râclent la gorge.

Eh oui! Il y a un petit bug dans l'affaire, lié à l'espace!!

Pendant 2 jours, nous avons été enfermés dans un espace entièrement air-conditionné: salle de séminaire, salons de sous commissions,  restaurant,  chambre d'hôtel.

Qui plus est, le grand salon et les salles de sous commissions étaient au sous sol dans des salles aveugles!!!! et tristes à mourir en termes de couleur ( murs et moquettes à dominante de marron!!!)
Pour lire la suite













Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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