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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 18:17

En ces temps d’incertitude, de crise, de stress, beaucoup vous diront :

-       la créativité ? c’est vraiment pas l’moment

-   la créativité ? on n’a pas l’temps

-  la créativité ? on a d’autres priorités

 - la créativité ? c’est pas maintenant qu’on va dépenser de l’argent !

 

Managers, dirigeants, pédagogues, enseignants, ...  résistent parfois à mettre en place un climat créatif au sein de leurs équipes, de leurs écoles, de leurs réunions, en prétextant la nécessité de l'efficacité, la manque de temps pour  ces démarches participatives, le coût des formations nécessaires, ...

Il y a un programme à tenir, des délais à assurer, des priorités face à la crise, ...

On pense faire des économies en n’investissant dans la formation aux process créatifs, en refusant de prendre le temps d’instaurer un climat créatif, en  : les chemins habituels fonctionnent, pourquoi en changer ???

Le poids de la routine, le confort de l’habitude vont générer une incapacité à se remettre en question : « on a toujours fait comme cela », « Ça demande du travail en plus! », « Et avec le programme scolaire, on fait comment? »

S'appuyer sur la créativité des personnes fait parfois peur : peur de la perte de contrôle, peur de la perte du pouvoir, peur du manque de maîtrise des affects, peur d’emprunter des chemins non balisés, peur de ne pas savoir, peur de l’inconnu, peur de ne pas savoir maîtriser l’expression des personnes, le débat, la confrontation.

Or la peur mène toujours à 3 stratégies: la fuite, l’attaque, l’immobilisme.

Comment les convaincre qu'investir en créativité aura nécessairement un retour sur investissement énorme? Que c'est l'assurance de la construction du futur? De bénéfices systémiques énormes.

Je vais tenter de le prouver en utilisant l'approche du portrait en creux pour identifier le coût de ce non-choix, ce que coûte réellement la non créativité.  En temps, en argent, en énergie, en compétences?

Le fait de ne pas prendre le temps de véritables process de réflexion créative et d’intelligence collective va entraîner un manque de vision globale, systémique, une gestion de la complexité impossible. Les solutions trouvées à la va vite vont provoquer à leur tour des problèmes et une approche très court termiste.

Les modalités de résolution de problèmes deviennent poussives,

Des manques de clarification, de diagnostic conduisent à emprunter facilement des autoroutes de pensée et rendent toute gestion de la complexité impossible ? On arrive donc à trouver des solutions non appropriées à des problèmes mal posés, engendrant de la non qualité.

Un temps fou passé à résoudre des problèmes qu’on ne devrait pas avoir à résoudre dans une intelligence collective. On reste le nez dans le guidon, dans l'agitation, sans recul, sans feed-back, prenant des initiatives qui ne sont suivies par personne.

Tout ceci conduit à une multiplication des erreurs : erreurs d’appréciation - La première solution est la bonne. La solution du chef est la bonne.

On passe du temps à détruire le mur au lieu de le contourner.

Les erreurs sont blâmées, pointées du doigt, au lieu d‘être analysées et de rentrer dans une dynamique d’apprentissage collectif : il faut des « coupables »

Les prises de décision deviennent hasardeuses : c’est le règne du « j’aime/j’aime pas » ; des décisions sont prises sans que soient énoncés et discutés les critères de choix rationnels ou subjectifs. Les choix sont remis en question par le dernier arrivé, par celui qui crie le plus fort, par ceux qui menacent. Les décisions se veulent « rationnelles » alors qu’elles sont éminemment subjectives.

Le fait de fonctionner sans faire appel à la créativité du collectif entraîne du cloisonnement, un fonctionnement en silos. Les compétences, les expertises, les styles de personnalité, les talents, sont bien rangées dans des cases . A chacun son job.

Le sur-contrôle aboutit à une débauche d’énergie à devoir « rendre compte », à mettre en place des procédures de contrôle à tous les niveaux. Une inflation des postes de bureaucratie de contrôle se fait au détriment des postes de valeur ajoutée. De plus en plus de procédures, de plus en plus de bureaucratie . La procédure prévaut au sens et à l’action. De plus en plus de paperasserie, de plus en plus de lourdeur. Le contrôle a priori est en inflation et on aboutit à une incapacité à traiter les erreurs dans une dynamique d’apprentissage organisationnel.

Du fait du manque de confiance devant des approches « subjectives », chacun se réfugie derrière des procédures, des normes, des lois, des programmes, des plannings.

C’est le règne du moins disant . Par exemple: il faut lancer des appels d’offre , même quand on sait avec qui on veut travailler, avec des gens qui connaissent déjà les rouages de la maison : on choisit un autre fournisseur moins disant – on oublie le temps passé à la procédure d’appel d’offres, le temps passé à « former » le nouveau fournisseur….

Il en est de même pour le recrutement: on se protège avec des bardées de test, de jury, d’assessment, par peur de son intuition -  on finit par recruter des gens qui vont partir au bout de 6 mois!!!

On le voit, ceci est le règne de l’inefficacité. Et les retards s’accumulent : retards dans l’exécution des tâches confiées, des projets qui s’éternisent, de l’agitation, des brainstormings mal conduits qui ne servent qu’à sortir les idées que tout le monde a, ou qu’à valider des décisions déjà prises. Les réunions n’ont aucune valeur ajoutée  intellectuelle, stratégique, Le nombre d’heures de travail passé en réunions improductives devient impressionnant – ce ne sont que des séances de ball-trap d’idées – la maladie de la réunionnite aigüe s’installe. Le flou dans le suivi des projets est consternant. 

Du coup l’expression de chacun devient bridée : la distance hiérarchique qui se maintient est peu propice à l’échange, au débat ; les informations cruciales ne remontent pas ; personne n’ose contredire le chef – la dalle de béton s’installe, coupant la direction du terrain. Chacun se surveille.

 L’information est descendante, l’enseignement est descendant. 

Alors il y a une démobilisation des énergies , La démotivation, l’ennui et la passivité s’installent.

Cela devient le règne de l’individualisme, avec son cortège de luttes de territoire, d’égos surdimensionnés, d’appropriation par les uns et les autres de la moindre idée ; chacun tient à marquer son territoire au détriment des autres, je prends plaisir à défaire ce que l’autre a fait avant moi. Les projets stratégiques dans le temps deviennent contradictoires les uns avec les autres.

Un temps énorme est passé à mettre les gens en relation,  à faire circuler l’information.

Soumission et isolement se font sentir : par peur de se tromper, par peur de se démarquer. Aucune prise de risques, Je fais où on me dit de faire.

Plus personne ne prend d’initiative, préférant l’attentisme, le repli sur soi, la politique de l’autruche.

Les tâches exécutées deviennent en quelque sorte robotisées, sans réflexion, sans flexibilité dans leur traitement, sans possibilité de faire face à l’imprévu, déshumanisées, du coup il y a un sentiment de perte d’humanité. Chacun se cache derrière les process, voire les procédures.

La compétition, l’agressivité voire la violence s’installent : une compétition malsaine, chacun tente de tirer son épingle du jeu, se mettant en concurrence, se désolidarisant en cas de problèmes, rejetant la faute sur l’autre . Ceci s’accompagne de phénomènes tels que:

- Trahison, manque de confidentialité, guerre des clans et des services ;

- Syndicalisme primaire, sans concessions ; Combats de chefs ; Perruque et sabotages, peaux de bananes, Harcèlement, boucs émissaires … Triangle persécuteur – sauveur – victime ; Gouffres d’énergie et de temps à vivre dans le conflit, à se protéger du conflit, à tenter de sortir du conflit.

- Management par la peur.

- Image négative véhiculée par les salariés, les clients et fournisseurs.

 

A force de laisser son cerveau et ses affects au parking de l’entreprise, à force de repli sur soi, de talents non utilisés, d’infantilisation, de dévalorisation, s’installe la mésestime de soi, le manque de confiance en soi, le sentiment d’impuissance. S’ensuit spirale de l’échec à force de prophéties auto-réalisatrices de l’échec ou de la médiocrité.

L’acte de « penser » est de plus en plus délégué à d’autres.

Burn out, Absentéisme, accidents du travail, turnover, harcèlement, risques psycho-sociaux , conflits sociaux, toxicomanie : calmants, conduites à risques, …

D'où également, à une échelle plus macro, des coûts de la santé publique prohibitifs.

Alors ? où est le vrai risque ? où est le vrai coût ? où est le gain de temps ? où sont les priorités ?

Et si prendre le risque de la créativité, c’était prendre le risque d’une vision attractive et de valeurs partagées, de la prise d’initiative, de l’innovation, de fertilisations croisées, de l’intégration, de l’énergie, de l’esprit d’équipe, de la création partagée, de la pensée productive, de la diversité, de l’équivalence, de l’apprentissage, de la flexibilité, du plaisir.

Isabelle Jacob


Article rédigé d'après le Pecha Kucha conçu par Patrick Duhoux et Isabelle Jacob lors de la soirée Pecha kucha de crea-france le 6 décembre 2011

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 15:37

Ceci est important en cette période de "creative washing" où beaucoup pensent que temps, budget et compétences sont superflus!!


 
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 18:37
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 17:22
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 16:58
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 00:08

Une belle démonstration de Ken Robinson -où la pensée divergente devient une nécessité pour un véritable changement de paradigme dans nos modèles éducatifs - merci Ken

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Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 18:41

Une série de 5 videos sur cette classe d'éducation au bonheur! un vrai bonheur!!!

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Partages
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Vendredi 4 mars 2011 5 04 /03 /Mars /2011 04:33

Les vestales étaient les gardiennes du feu sacré , en l’honneur de Vesta ( Hestia), déesse du foyer portant la flamme et la corne d’abondance. Si le feu sacré s’éteignait, les vestales étaient condamnées à mort .

J’aime à utiliser cette expression «  avoir le feu sacré » . Quand je sens en moi « le feu sacré », alors je me sens dans un état d’abondance d’énergie, d’abondance d’idées, d’abondance de projets, d’abondance de « sérendipité » et de synchronicités. Une sorte de « flow » où tout circule à merveille, où toute l’énergie est disponible pour entreprendre, pour créer, pour inventer – Même le temps semble se dilater pour laisser place aux imprévus bienheureux, aux rencontres riches, aux  lectures inspirantes qui comme par hasard répondent aux questions que je me pose – Tout est à la fois léger, simple,  intense, passionnant, amusant. Rien n’est fait dans l’effort. Les événements semblent s’emboiter naturellement, et dire oui à mes envies, à mes désirs.  Je me sens « alignée », ancrée, dans un état de grâce, alerte et juste. Dans mon authenticité. Mes antennes me guident, mon intuition est en pleine forme.

Il m’est arrivé de perdre le feu sacré : tout devient alors pénible, j’hésite, je me lève avec difficultés le matin, j’entreprends les choses avec effort, le moindre coup de téléphone devient dérangeant, les événements semblent se liguer contre moi, les personnes aussi, rien ne va plus . L’énergie n’est plus là, le plaisir non plus. Etat dépressionnaire, tourbillon vers le bas, lunettes sombres sur la vie.

Il faut parfois du temps pour réaliser cela . C’est sournois, la braise s’éteint à petit feu,  et un beau jour on se réveille pour constater qu’il n’y a plus de jus. Tout est désillusion, tout smble vain. Rien n'a de sens. Le feu sacré s’est éteint.  C’est comme une petite mort.

Chaque fois que mon feu sacré s’est éteint, j’ai tenté d’en analyser les causes : ennui, répétitions, habitude, peu de nouveautés, peu d’apprentissages, peu de défis , peu de nouveaux projets. Pourtant, j’exerce un métier où, par définition, aucun jour ne peut ressembler à la veille : nouveaux clients, nouveaux stagiaires,…et pourtant, ... rien de palpitant : je m’adapte à ces petits changements, en rechignant d’ailleurs car ces petites adaptations me coûtent, cela serait si simple si c’était toujours la même chose : pas d’effort à faire. C’est comme si je faisais du sur place. L’impression de ne pas avancer, de tourner en rond. Je réalise alors que les actions que je mène, qui un jour, il y a quelques 4 ou 5 ans, m’apportaient le feu sacré, ne sont plus en phase avec mes désirs profonds. Et oui, on bouge avec le temps , et le désirs aussi! Ce qui était excitant il y a 5 ans devient routine aujourd"hui, du "déjà vu", expression française repise telle quelle en anglais américain.

Dès lors, se reposer la question de son désir : où j’en suis aujourd‘hui ? qu’est ce qui me ferait vibrer ? Qu’est-ce qui est important à mes yeux ? Qu’est-ce que j’ai envie d’apprendre ? Dans quoi je m’amuserais ?Vers quoi ai-je envie d'aller? qu'est-ce qui m'attire? Se poser et accepter cette petite mort pour renaître.

Alors émerge une étoile, un rêve, une envie, une en-vie qui d’un coup me donne un coup de fouet, une aspiration , une sorte d’ « attracteur étrange » qui commence à me faire sortir du magma, et se dessine peu à peu une nouvelle vision de ce que j’ai envie de creuser, ce vers quoi orienter mon énergie.
En un rien de temps, c’est reparti , je sens le « feu sacré » se rallumer, et un nouveau cycle fécond m’entraîne dans sa traîne. Et me revoilà pleine d’énergie, le sourire aux lèvres, pleine d’entrain pour affronter de nouvelles aventures, pour soulever les montagnes devant les difficultés, me challenger, entreprendre des choses nouvelles, aller au devant de ce que je ne connais pas encore, rebondir, m’étonner, apprendre, rencontrer d'autres gens... Alors je sens dans toutes mes cellules une puissance de pensée, d’action et de lien à moi, aux autres et à l’instant présent, une force qui me pousse en avant, et cette abondance qui commence à circuler, naturellement, sans efforts. Je me sens alors intensément vivante. Et comme par hasard, ce qui se présente à moi, et ceux qui se présentent à moi vont axactement dans la direction nouvelle que je viens de prendre!  

Je relisai récemment mon parcours professionnel devant des étudiants en attente de témoignages sur des parcours atypiques, et je leur expliquai  mes changements d’aiguillage au cours de mes 34 ans de « carrière » , quand tout à coup, en leur parlant, me vint à l’esprit que chaque fois, c’était quand j’avais besoin de retrouver le feu sacré. Je fus étonnée de l’écho que cette affirmation eut en eux. Comme un appel à la vie et non à la raison.

Alors je ne peux m’empêcher de relier la créativité à cette recherche du feu sacré. Et si c’était cela ? et si la créativité et l’innovation avaient finalement non seulement pour effet mais pour vocation de permettre à chacun de trouver et retrouver son feu sacré . Et si l’innovation au sein des institutions n’avait pas fondamentalement ce but : permettre à l’organisation de retrouver son feu sacré, comme condition essentielle de sa survie, de nos survies.

En ces temps de désillusion, pire, de malaise profond de beaucoup, de dépressions majeures camouflées par des tonnes d’antidépresseurs, on ne peut que lire la perte du feu sacré, c’est à dire la mort, lente, petit à petit.
Et si les risques psycho-sociaux n'étaient pas le symptôme d'une perte de feu sacré?
Et si, au lieu de proposer des stages anti-stress, qui ne font que mettre un pansement sur des plaies ouvertes ou renforcer la sur-adaptation à une mort à petit feu, on se donnait comme objectif de redonner à chacun sa puissance créative?
 

Et si on se donnait comme défi que chacun vienne à son travail avec ce feu sacré qui fait soulever tant de montagnes?
Et si cela commencait à l'école? Imaginons écoliers, collégiens, lycéens, étudiants, enseignants, proviseurs avec le feu sacré! Les enfants de maternelle l'ont bien, pourquoi le perdent-ils si vite dès leur passage à la "grande école"?

Il est temps de rallumer le feu !

 


Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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Samedi 8 janvier 2011 6 08 /01 /Jan /2011 16:29

Conférence d’Isabelle Jacob et Anne Papalia dans le cadre de Crea-France (Association Française pour le Développement de la Créativité)

Jeudi 10 Février 2011 de 19h30 à 22h

Anne Papalia et Isabelle Jacob réalisent un jour que toutes deux sont fascinées par le courant du Bauhaus et sont ravies de partager avec vous leur coup de foudre et leurs découvertes de ce qui sous tend ce courant à l’occasion de cette conférence-débat.

De 1919 à 1936, un véritable laboratoire de créativité constitué par l’école du Bauhaus a permis un fourmillement créatif extraordinaire. Aujourd’hui encore de nombreux créateurs font référence aux œuvres créées par ce courant.
Nous nous intéresserons ici non pas aux créations de Bauhaus, mais au processus mis en place au sein de l’école de Bauhaus, ayant permis cette dynamique créative stupéfiante et l’émergence de talents.
Et si nous allions puiser des sources d’inspiration dans ce processus pour manager la créativité au sein de nos institutions ?
Nous utiliserons le modèle ABCD ( Art, Business, Creativité, Dirigée) développé par Anne pur guider notre réflexion Conférence interactive et orientée vers l’action

Jeudi 10 février 2011 - De 19h30 - à 21h , suivi d’un buffet partagé

PAF:

15€ pour les adhérents crea-france

25 € pour les non adhérents

 

Inscription préalable requise via crea-france (cliquez ici)

Lieu :
Centre Iris de Formation à la Créativité - 10 rue de Bagnolet - 75020 -
métro Alexandre Dumas

Anne Papalia
Artiste et consultante, Anne se définit comme une créatrice d’imaginaires - Elle intervient dans des projets d’entreprise en utilisant le détour par l’expression créative
www.senseforbusiness.fr

Isabelle Jacob
Consultante-formatrice en créativité depuis 25 ans, confondatrice et membre du bureau de créa-France , directrice du Centre Iris de Formation à la Créativité www.centre-iris-creativite.com

INSCRIPTION ici

 

<a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/"><img alt="Licence Creative Commons" style="border-width:0" src="http://i.creativecommons.org/l/by-nc-nd/3.0/80x15.png" /></a><br /><span xmlns:dct="http://purl.org/dc/terms/" href="http://purl.org/dc/dcmitype/Dataset" property="dct:title" rel="dct:type">Créativité et les 4 éléments</span> de <a xmlns:cc="http://creativecommons.org/ns#" href="http://www.iris-consultants.com/article.php3?id_article=105" property="cc:attributionName" rel="cc:attributionURL">Isabelle Jacob, Guy Aznar, Mark Raison</a> est mis à disposition selon les termes de la <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/3.0/">licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé</a>.

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Partages
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 19:45

Dans la phase convergente de la production d'idées, une étape clef va être l'évaluation des idées: ici réside un risque absolu qui est de tuer les bébés idées encore en cours de gestation ou de sélectionner des solutions qui ne sont pas forcément pertinentes.

Si la présélection "hédoniste" que j'ai prônée dans un article précédent est utile et bénéfique pour continuer à mettre de l'énergie créative dans le développement et l'enrichissement des solutions, ce procédé ne suffira pas pour départager des concepts différents , pour les différentier.

 Traditionnellement, on utilisait alors dans cette phase 3 grands critères:
- l'originalité ( le plus différenciant)
- l'efficacité
Et une fois cela fait, on départageait les idées avec le critère de faisabilité, quitte à relancer une production d'idées pour rendre ces solutios davantage faisables.

Mais bien vite , dans bien des cas, on s'est rendu compte qu'il était souhaitable de rajouter d'autres critères importants tels que:
La cohérence - ou la crédibilité: cette innovation, si géniale soit-elle, est-elle cohérente avec nous, notre ADN, notre image . Est-on crédible a développer une telle innovation?


A ce jour, au vu du contexte planétaire , au vu des nouvelles urgences, au vu des nouvelles exigences des consommateurs, d'autres critères de succès nous paraissent des incontournables pour réorienter l'innovation vers un nouveau modèle plus acceptable, dans un sens d'une intégration en amont d'une véritable responsabilité sociale de l'entreprise , en agissant sur ce qu'elle produit, pour que ce qu'elle produit serve la vie.

- en quoi cette innovation ou les conditions de déploiement de cette  innovation nous fait-elle faire un pas vers notre vision? Vers notre rêve? En quoi incarne- t- elle nos valeurs profondes? Quel sens a-t- elle pour notre environnement, notre public, nos clients? Quelle contribution apporte-t-elle à notre planète? Est-elle éthique? Durable? Ou génère-telle des dégâts ?

- cette innovation va-t-elle avoir un impact sur l'identité de mes clients? De mes fournisseurs? De mes partenaires? De mes collaborateurs? Respecte-t-elle leur intégrité, physique, morale ou psychologique? Respecte-t-elle leur motivation intrinsèque?  Est- elle porteuse de vie?
 
- cette innovation va-t-elle générer des façons de mieux vivre ensemble, de mieux travailler ensemble? Est-elle porteuse d'une transformation des liens entre clients et fournisseurs, au sein de notre institution? Au sein de l'environnement dans lequel nous évoluons, ... Crée-t-elle du lien social? De l'interdépendance? Contribue-t-elle à un climat d'échanges sains?

- représente-t-elle une réalisation dont nous pouvons être fiers, belle, esthétique, aspirationnelle? Son mode de production est-il sain? Nos modes d'organisation interne pour le produire sont-ils fluides, sans effort insurmontable et vain?

- est-elle porteuse d'enseignements, d'apprentissages, d'éducation. Augmente-t-elle la compétence globale de nos collaborateurs, de nos clients, fournisseurs, partenaires?  Nous/les fait-elle grandir?

A l'aune de ce nouveau type de critères, on oriente ainsi nos stratégies d'innovation vers des valeurs d'éthique, de responsabilité sociale, de développement durable, d'écologie et de management à visage humain.
Qui plus est, elles permettent de générer une spirale de motivation tant en interne qu'en externe. De redonner du sens aux activités de nos organisations.

Je me rappelle le choc de certains ouvriers d'une grande entreprise d'électronique au sein de laquelle j'intervenais  lorsqu'ils ont réalisé qu'ils travaillaient en fait pour la guerre, que leur savoir faire était utilisé pour tuer – et que leur propre survie dépendait du niveau de guerre que l'on avait tout intérêt à attiser !!

Nous connaissons tous les effets boomerang désastreux du néo-esclavagisme porté par certaines grandes marques de sport dont l'image florissante a pris une belle gifle, et le CA de même!!

Car au plus profond de chacun réside le désir de contribuer par sa tâche à une dynamique de progrès réel, en limitant les impacts néfastes au bien être, à la vie, à l'environnement.
Et tous, du PDG à l'ouvrier, n'aspirent finalement qu'à être en accord avec lui-même. Une grosse partie du désenchantement de nous tous, même au sein de celles et ceux qui développent des innovations,  ne vient-il pas de cette difficulté à trouver du sens à ce qu'ils font, à n'innover que pour faire la nique au concurrent, que pour faire croire aux clients à des nouveautés fallacieuses, sans grande valeur ajoutée.

Horreurs de l'injustice, du gaspillage, des faux semblants, des innovations inutiles. Désirs d'une centration sur l'essentiel. Désir d'agir de façon saine, pérenne, systémique, holistique.
Dynamique d'innovations en cascade, où l'innovation du produit va générer des innovations de service ou organisationnelles, où des innovations managériales vont permettre de créer des innovations produits ou service.
Car chacun de nous, s'il se sent une ressource jetable, ne fera que retenir ses potentiels de créativité, de motivation, d'énergie, de changement.  

Finalement, redonner à chacun cet élan de contribuer à une grande oeuvre, dont on est fiers, comme les bâtisseurs de cathédrales,  qui, bien que ne voyant pas de leur vivant l'oeuvre finie, apportaient avec fierté leur pierre à l'édifice.

Les organisations seront d'autant plus efficaces qu'elle arrivent à combiner souci d'efficacité et respect du vivant.
Nos innovations d'aujourd'hui, si elles ne sont pas qu'un paravent Marketing,  peuvent aider à ce changement de paradigme tant attendu ! À l'émergence de nouveaux modèles. A la fin de la grande désillusion.

Par Isabelle Jacob - Publié dans : Réflexions
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  • : L'écharpe d'Iris est la galerie en ligne du "Centre Iris de Formation à la Créativité". Vous y trouverez trace des réalisations conçues lors des séminaires de formation à la créativité - créations plastiques ou littéraires - débats d'idées sur la créativité - inspirations créatives. - témoignages de participants. N'hésitez pas à nourrir cet espace de vos propres commentaires, réflexions, témoignages, idées, afin de contribuer ensemble à l'émergence d' une intelligence collective sur le ch
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Profil

  • Isabelle Jacob
  • L'écharpe d'Iris
  • Femme
  • 05/08/1953
  • Paris aiIlleurs
  • musique culture écriture danse formation
  • mes passions:la créativité sous toutes ses formes: pensée créative, pédagogie créative, arts, créativité appliquée, démarches créatives - danse, biodanza - chant, musiques et rythmes

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